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Auto-édition : la Collection 120, mieux que le cinéma

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Alors que Total Medley vient de sortir et que la Collection 120 compte désormais neuf volumes dans ses rayons, il est temps de faire le point sur ce qui rend la collection unique par rapport au média qui l’a initiée : le cinéma. La Collection 120, c’est « le coin du film à lire », mais pourquoi ? Pourquoi quelqu’un s’embêterait-il à lire un roman, aussi court soit-il, plutôt qu’à regarder un film ? Qu’est-ce que cette collection a vraiment de plus ? C’est très simple.

Collection 120

La Collection 120 : des histoires originales

Ça paraît bête comme chou, et pourtant, ça fait tout. La Collection 120 titille la fibre nostalgique des fans de « bons » films hollywoodiens. Genres (action, SF, aventure), rythme, dialogues et humour, tout y est pour passer un bon moment.

Mais la Collection 120, c’est quand même plus que cela. Ce sont des histoires originales, dans le sens où elles créent leurs propres héros, mondes et règles, toujours avec un twist : tantôt le héros est un flic mourant du cancer, tantôt il s’agit d’un ado assassin, etc. Mais la collection regarde vers l’avant plutôt que de faire de l’œil au passé. L’inspiration plutôt que la référence. L’envie de créer plutôt que de recycler. Voilà le petit plus de la Collection 120, que le Hollywood d’aujourd’hui a bien du mal à proposer (bisous à Star Wars et à Terminator, au passage).

On ne verra pas ça au cinéma

Pour qui se le demandait, non, Peter n’est pas un scénariste raté. Pour ça, il aurait fallu avoir envie et avoir essayé de devenir scénariste. Bien que formé à cela, j’en ai vite perdu le goût. Déjà, il s’agit d’un métier aussi indispensable qu’ingrat. Mais surtout, il est la garantie que nos histoires ne sont jamais à 100 % telles que nous les voulons. Or, même imparfaites (car la perfection n’est pas de ce monde), j’ai foi en ces aventures qui fourmillent dans ma tête.

Les histoires de la Collection 120 sont empreintes de cinéma à grand spectacle. Pourtant, on ne verra pas ça de sitôt sur un écran. Pourquoi ? Parce que la collection n’a aucune restriction, alors que le cinéma et la télévision, si. Avec la Collection 120, il n’y a que l’imagination du lecteur qui trace la limite. Il n’y a pas d’effets spéciaux en CGI bon marché pour figurer une crue dévastatrice en plein Paris (Opération Deucalion). Il n’y a pas de compromis pour séduire un pays indispensable au succès financier (Force Intérieure). Et la violence, sans en faire trop, n’est pas estampillée PG-13 (interdit aux mineurs non accompagnés).

La suite est certaine d’arriver

Aujourd’hui, les blockbusters ciné doivent garantir leur rentabilité. C’est pourquoi toutes les franchises, reboot, adaptations de jeux vidéo et autres sequels auxquels nous avons eu droit dernièrement, ont recours aux fins ouvertes, au fan service, aux non-dits, etc. Sauf que si le succès n’est pas là, la suite ne se fera pas. Dans certains cas, on ne s’en plaindra pas tellement ils parasitent le résultat (comme dans ce cas-ci, ou encore avec ce film-là). Quand le but avoué est surtout de vendre la suite avant d’avoir quelque chose à raconter, j’avoue, ça me fait bisquer.

On voit bien qu’il y a beaucoup de « franchises » dans la Collection 120. Mais au moins, elles ne coûtent rien et ne viennent d’aucune ambition mercantile. Si suite il y a, il n’y a aucune restriction, mais aucune raison de ne pas la faire non plus. S’il y a X Max Force, tant de suites à Deadline ou un futur à Total Medley, c’est parce que 1) c’est prévu, et 2) c’est voulu. Ceux qui aiment seront forcément servis et, espérons-le, pas déçus.

Ça ne prend pas (beaucoup) plus de temps qu’un film

Si c’est la « Collection 120 », c’est parce que lire un roman doit prendre environ 120 mn de votre temps. Soit 2 h, autant qu’un film. Bien sûr, on trouve des films de 1h30, d’autres de 2h30 voire 3 h.

La durée de lecture estimée est à prendre avec de petites pincettes. Tout le monde ne lit pas à la même vitesse. Quelqu’un lisant frénétiquement peut finir Max Force en 1h30, par exemple, quand un autre lecteur peut mettre presque 3 h. Mais le principe est là. Un roman ne doit pas vous prendre beaucoup plus de temps que regarder un film. Et globalement, ça marche.

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La Collection 120 coûte moins cher que le cinéma

Avec l’inflation, il faut raquer pour aller au ciné. Le billet plein tarif coûte environ 12-13 €. Or, un roman de la Collection 120 coûte 9,99 € au format broché, et 2,99 € seulement en ebook.

Ce n’est pas de la vente à perte. C’est un état d’esprit : 2 € = 2 h. Si vous vous demandez pourquoi ne pas vendre 2 € le livre numérique, c’est simple : la plateforme garde 30 % du prix de vente. Et dans le cas du livre broché, il faut ajouter le coût de l’impression.

Lire un livre de la Collection 120 coûte donc moins cher que d’aller au cinéma. Et en plus, le livre broché est un très bel objet à posséder.

En résumé, la Collection 120, ce sont des histoires originales, spectaculaires et surprenantes. Elles ne coûtent pas plus cher que le cinéma, ne prennent pas plus de temps et titillent l’imagination. Vous faites quoi pendant les deux prochaines heures ?

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Auto-édition : les 3 étapes clés pour s’auto-éditer

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Si vous voulez écrire et auto-éditer un livre, autant savoir a minima à quoi vous devez vous préparer. Ce n’est rien de compliqué, mais si vous n’êtes pas encore lancé, pourquoi ne pas faire un tour rapide sur les trois étapes que vous allez devoir traverser.

Note : ce qui suit est basé sur une expérience personnelle dans le cadre de l’écriture de fictions.

1) Sachez ce qui vous attend administrativement

Évidemment, la question est de savoir quels sont vos plans pour la suite. Pourquoi voulez-vous auto-éditer un livre ? Pour être lu ? Ou pour avoir une activité professionnelle secondaire ? Pour faire de l’argent ? Plus vous en ferez, de l’argent, plus il faudra vous interroger sur votre statut légal. Notamment, il faut savoir si vous allez devoir déclarer vos revenus aux impôts et à partir de quels montants. Et si vous les déclarez, allez-vous déclarer des BIC ou des BNC ?

Bien sûr, vous pouvez commencer à écrire « pour le plaisir » et voir ce que ça va donner sur la durée. Mais quand viendra le moment, vous voudrez vous adapter rapidement. Faites des recherches. Si vous voulez, vous pouvez vous renseigner auprès des impôts, de la maison des artistes et de votre organisme de cotisation sociale. Ils vous feront balader de l’un à l’autre, mais quelqu’un aura forcément la réponse à vos questions.

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2) Votre travail en tant qu’auteur

Pour l’environnement de travail, certains ont besoin de calme, d’autres d’être dans un lieu public. Il y en a qui ont besoin d’un mug débordant de café, d’autres préfèrent le thé et l’odeur de l’encens, tout en ayant leur chat sous la main. Etc. Il y a des génies ou des dilettantes qui écrivent comme ça leur vient, et il n’y a pas de mal à ça. Mais dans le pire des cas (en l’occurrence, le mien), il faut vous organiser. Si vous voulez des idées déterminées et un récit structuré, il faut du travail, de la patience, et surtout se relaxer. Tout vient à point à qui sait attendre.

auto-éditer un livre

Théoriquement, les choses vont se passer comme suit :

  • Vous avez une idée.
  • Vous l’allongez en un synopsis, puis en un traitement de plusieurs pages.
  • Si vous vous basez sur des gens, événements ou lieux réels, vous faites des recherches.
  • Suivant vos recherches, vous triez ce que vous comptez utiliser ou non, et vous décidez de ce que vous allez transformer ou pas (licence artistique).
  • Vos personnages vont parler ? En écrivant vos dialogues, n’hésitez pas à les rendre bavards à l’excès. Dites tout avec eux, tant pis s’ils parlent trop. Après, vous aurez l’occasion d’alléger leurs échanges, en triant ce qui doit être dit et ce que vous pouvez décrire.
  • Vous avez un premier jet terminé ? Maintenant, il faut le relire. Et le relire. Et le relire. Etc. Vous avez besoin de bêta lecteurs. Peu importe votre concentration, des choses vous échapperont toujours. Il vous faut des avis constructifs. Tournez-vous vers des amis dignes de confiance ou des chroniqueurs, pourquoi pas même, des correcteurs professionnels.
  • Grâce à ces retours, procédez aux dernières corrections.

Félicitations, vous avez fini d’écrire, mais pas de vous auto-éditer.

3) La création de votre livre

Déjà, il y a la couverture. Comment allez-vous « vendre » votre histoire ? Attirer le regard et susciter la curiosité ? C’est d’autant plus difficile si vous n’y entendez rien en illustration. Personnellement, je me suis mis à Adobe Photoshop sur le tas, et même encore aujourd’hui, chaque nouvelle idée apporte de nouveaux problèmes. Si vous avez peur ou si vous voulez gagner du temps, tournez-vous vers un illustrateur professionnel (je demande parfois de l’aide par ici). Pensez aussi à la quatrième de couverture, le texte au dos du livre ou sur le descriptif du produit en ligne. Là encore, soyez concis mais intriguant pour donner envie d’en savoir plus.

Il faut avant tout un ebook, mais si vous vous éditez sur Amazon, notamment, vous avez aussi la possibilité de proposer un livre broché. Pour la mise en page, demandez-vous quels logiciels vous allez utiliser. Voici ce qui m’a permis de m’en tirer :

  • Pour faire un ebook : il existe beaucoup de méthodes et de logiciels, mais pour faire un ebook, je me sers de Jutoh, très complet et rapide à prendre en mains. Je crée des onglets, j’y transfère mon texte et mes images, je génère une table des matières et je n’oublie pas d’ajouter couverture et métadonnées. Mais après avoir généré l’ebook, il peut contenir des erreurs. Une vérification par un logiciel de visionnage et d’édition est recommandée, en l’occurrence, Calibre. Espérons que vous touchez un peu en Html et CSS…
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  • Pour faire un livre broché : décidez avant tout des dimensions du livre, en fonction des options proposées sur la plateforme choisie. Ensuite, créez votre livre en fonction. J’avais commencé ma « carrière » sur Word, en créant un template pour la Collection 120. Mais après quelques années, Adobe InDesign est devenu mon meilleur ami. En cas de corrections, plus rien ne saute dans le document, ce qui est une bénédiction. N’oubliez pas de générer une table des matières, et peut-être quelques pages blanches entre les chapitres, pour laisser respirer le lecteur. Amazon propose d’importer le livre en pdf et de visionner le résultat avant de valider, ce qui est salvateur. Enfin, pour ce qui concerne l’ISBN, les plateformes en ligne vous en collent un d’office si vous n’en avez pas déjà.

Vous pouvez auto-éditer un livre

Il reste encore des détails à propos du référencement, du choix du prix et du marketing, tout aussi importants, mais c’est une autre paire de manches. Pour ce qui est d’auto-éditer un livre, vous savez ce qui vous attend.

Avant de tout balancer en ligne, un dernier conseil : protégez votre bouquin. C’est une double sécurité et ça ne coûte pas cher de copyrighter votre travail.

Cet article a été écrit en collaboration avec l’Agence Fanny Cairon.

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Auto-édition : comment écrire un roman d’action ?

écrire un roman d'action

La ligne éditoriale de la Collection 120 est la même depuis 2014 : proposer une divertissement typique du cinéma, pour quasiment autant de temps, mais au format littéraire. À l’avenir, il est prévu que la collection s’élargisse à d’autres genres populaires comme la science-fiction et l’horreur, mais pour l’heure, il s’agit surtout de romans d’espionnage, d’aventures et d’action dans la veine de L’Arme Fatale, Die Hard ou Mission : Impossible, pour ne citer qu’eux. On pourrait croire que si c’est vite lu, c’est vite couché sur le papier. En fait, non. Si vous envisagez de vous y mettre également, voici comment écrire un roman d’action.

1) L’idée

Ça ne se contrôle pas, ça ne s’attend pas et ça ne s’explique pas. On a l’esprit qui part dans tous les sens, et souvent, on voit quelque chose qui fait « tilt ! ». On ne s’empêche alors plus de dériver mentalement à partir de cette image ou de cette idée, parfois pendant des années.

Par exemple, mon obsession pour Deadline, « Die Hard dans un Eurostar », remonte à 1996 après avoir vu la fin de Mission : Impossible, le film. Le roman étant sorti en 2014, il m’en a fallu du temps et de la réflexion, mais aussi de la recherche pour savoir ce que je pouvais me permettre ou non. Autre exemple avec Opération Deucalion, le prochain 120, dont les prémices (on en parle bientôt) m’ont été inspirées par une angoisse quotidienne du temps où j’étais parisien. C’était en 2010, alors que le roman est censé sortir en cette année 2021. Encore une fois, il a fallu beaucoup de documentation entre-temps.

Bref, le point de départ, la graine, vient de tout et n’importe quoi. Et dans mon cas, ça prend racines dans ma tête sans que je ne puisse plus l’oublier, à moins d’écrire un roman d’action.

écrire un roman d'action

2) Le synopsis

Il faut tracer les grandes lignes de l’histoire. On peut écrire un roman d’action en totale impro, mais rien ne garantit que ce sera beau. Il faut savoir d’où on vient et où cela finit. Dans mon cas, je sais souvent très tôt comment j’ai envie de finir, et le jeu consiste à savoir comment en arriver là. C’était le cas avec la fin de Guerre intérieure ou encore celle de Veines Rouges.

J’aime créer des motifs ou exploiter à fond un contexte, une idée, un environnement. Ils constituent le point d’articulation central de l’histoire, ce qui crée naturellement des situations et des rebondissements. Dans Veines Rouges, l’idée de départ était : transformer un banal roman de gare en carte au trésor. Comment exploiter les spécificités d’un roman, son contenu, sa couverture, pour contenir des indications qui feront avancer la narration ? Ce fut également un travail d’illustration chronophage pour obtenir tous les visuels nécessaires.

Il faut aussi compter avec ce qu’on peut se permettre. Écrire un roman d’action, c’est créer un enchaînement de situations ayant un lien et des conséquences entre elles. Quand elles ne sont pas « logiques » ni nécessaires, il faut au moins qu’elles soient « acceptables » (j’appelle ça la règle du « pourquoi, pourquoi pas »). Même quand les scènes d’action sont excessives, exubérantes ou farfelues, la suspension d’incrédulité ne doit pas être ignorée.

écrire un roman d'action

3) Les dialogues

En plein milieu d’écrire un roman d’action, c’est mon petit plaisir à moi. Quand j’ai rédigé le synopsis, j’estime en être à 60 % du travail. De gros passages sont surlignés en jaune, avec généralement une instruction pour moi-même : « développe ceci », « décris le lieu », « renseigne-toi sur cela », etc. Aussi, il manque encore des explications sur comment passer d’une situation à une autre, ou comment naturellement amener un sujet dans une scène. Écrire des dialogues m’aide alors beaucoup à avancer.

Des fois, ce sont des réparties que j’avais déjà en tête (j’en avais beaucoup pour Max Force, par exemple). D’autres fois, écrire une conversation entière et sans chichi me permet de mieux situer les choses. Ensuite, comme au cinéma, on taille dans le gras. Et comme on n’est pas au cinéma, idéalement, autant ne garder dans les dialogues que ce qui doit être dit, et se servir du format littéraire pour amener autrement le reste des informations.

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4) Écrire un roman d’action pour de bon

Il est temps d’écrire les 40 % restants. C’est contraignant, et parfois même, ce n’est pas amusant. Mais c’est là qu’on ressent qu’écrire un roman d’action est un vrai « travail ».

J’écris alors beaucoup et sans réfléchir pour combler les manques indiqués en jaune dans le synopsis. Très souvent, de nouvelles idées me viennent, parfois même, les meilleures. Ensuite, c’est un travail de lecture, de re-lecture, de re-re-lecture pour affiner, pour être sûr qu’un paragraphe, une ligne, un mot n’a pas besoin de changer ou de sauter pour des raisons de rythme. C’est la Collection 120, après tout (pour 120 minutes de lecture… plus ou moins ^^). C’est un défi d’écrire un roman d’action allant à l’essentiel sans qu’il ne paraisse pour autant « rushé ».

Bien sûr, il y les étapes inévitables que sont la correction, la mise en page, l’illustration de couverture, les visuels divers, etc. Mais pour ce qui est d’écrire un roman d’action, voilà comment les choses se passent ici. Verra-t-on prochainement d’autres auteurs et d’autres genres dans la Collection 120 ? Je l’espère, en tout cas. Et vous, qu’en pensez-vous ?

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Auto-édition : pourquoi écrire un roman d’action ?

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Il s’est écoulé plus d’un an depuis le dernier roman de la Collection 120. Certes, je pourrais mettre ça sur le compte de la situation mondiale actuelle. Pourtant, ce n’est pas le cas (pas complètement). Depuis Veines Rouges, j’étais sur un nouveau projet, une idée originale qui n’était pas la suite d’une série déjà existante. Hélas, après un an, je me suis rendu compte que je n’étais pas mûr pour écrire un roman d’action tel que celui-là.

En 2021, je me suis dit que, en attendant, je devrais peut-être écrire un roman plus familier, plus amusant, plus motivant. Bref, quelque chose qui me manquait depuis un moment. Et les choses se sont décoincées. Quand on est bloqué, il est donc important de se demander, : « pourquoi je veux écrire un roman d’action ? »

« Pourquoi je veux écrire un roman d’action ? »

Lorsqu’on veut écrire, il faut déjà éviter certains écueils et a priori. Parfois, on peut simplement perdre l’envie. Ou alors, on peut vouloir à tout prix écrire un roman, et pourtant, ne jamais parvenir à porter l’idée à maturité. Or, on y a passé des mois, voire des années. Pour toute chose, tout le monde est victime de cela à un moment donné.

Je ne peux pas parler pour tout le monde, et je ne me considère pas comme un « auteur » au sens artistique. Toutefois, je crois que mon activité d’écrivain, de conteur, est un art né de l’envie, de l’obstination et de l’expérience. J’avais envie d’écrire un roman d’action, je me suis motivé et j’ai travaillé dans ce sens pendant des années. Mais mon carburant, quel est-il réellement ?

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D’abord, le travail ne me manque pas, je peux le dire. Généralement, j’ai envie de lancer une nouvelle idée, un nouveau synopsis, un nouveau concept alors que le livre actuel n’est fini qu’à 60 %. Et les 40 % restants sont pour moi une corvée que je me force à traverser, même si je sais que cela en vaut la peine.

Ensuite, il ne s’agit pas non plus de la reconnaissance. Quoique j’aimerais sincèrement, et humblement, que mes histoires plaisent et divertissent, elles sont encore (beaucoup) trop méconnues. Enfin, ce n’est pas l’argent, parce que sinon, il y a longtemps que j’aurais trouvé un job ou une combine pour en générer. Car je ne suis ni idiot ni fainéant. J’ai seulement le malheur d’être passionné et têtu.

Quand je suis bloqué pour écrire un roman, je me remets donc en question, car si cette activité me plaît, elle ne m’a rien apporté de concret. « Mais pourquoi j’écris, alors ?! » Et là, il ne faut pas longtemps pour me le rappeler.

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« Parce que ça me manque ! »

Pour la plupart des auteurs, auto-édités ou non, écrire un roman naît d’un besoin d’expression. Leur manque à eux, c’est celui de partager des tranches de vie, des idées, des pensées, de lancer des pistes de réflexion, voire d’éveiller les consciences. Quelque part, c’est aussi mon cas, même si cela ne se voit pas.

Sous couvert de concepts dignes de blockbusters, la Collection 120 exploite des peurs et des préoccupations qui me sont propres : sur le monde moderne et sa sécurité, sur une politique mondiale malade et manipulatrice, sur l’enfance en danger, sur les rapports père-fils ou, plus largement, des rapports sociaux compliqués. Quant au moyen de les partager, je préfère que cela soit trépidant et moraliste, plutôt que verbeux et moralisateur. C’est ça, précisément, qui me manque lorsque je me décide à écrire un roman d’action.

Ce qui me manque vraiment, ce sont les histoires. Le manque ressenti se situe du côté du public. Lecteur, spectateur ou joueur, je me divertis avec ce genre de produits. Oui, « produit ». Etymologiquement, c’est tout à fait correct, et sans dénigrer la qualité de mon travail, je suis conscient de sa nature. Je produis quelque chose, destiné à être partagé à but de divertissement.

Le besoin de suivre des histoires

Quand je suis coincé sur un projet qui ne correspond pas encore à mes envies, je me rabats donc sur quelque chose qui me manque, à moi, en tant que public. Malgré les contrariétés et le temps qu’ont demandé Veines Rouges et Max Force 3, ce sont des histoires que je désirais sincèrement voir exister. Le genre de choses, en littérature, en films, en séries, et même en jeux vidéo, dont j’ai le sentiment de n’en avoir pas assez (parfois, pas du tout).

Pour écrire un roman d’action et ne pas perdre mon entrain, je dois simplement me rappeler que je veux m’amuser et amuser autrui. Je désire surprendre, et parfois, je me surprends moi-même rétrospectivement (« j’ai écris ça, moi ?! »).

Je n’ai pas l’intention de toujours écrire des suites à Max Force ou Deadline, par exemple. Mais ces mondes me manquent, et c’est un plaisir d’y retourner. Ils ont quelque chose de familier et de réconfortant. En ces temps compliqués, où nous sommes toujours plus isolés entre nos murs et dans nos têtes, j’ai besoin de héros, de personnages que je connais et qui me font sourire. Max Force, Christian Novell et Catherine Ambrose sont des figures capables de se sortir du pire, non sans peine, mais avec le sourire.

Le besoin de renouveau

Enfin, quand je me cale devant mon pc avec l’intention d’écrire un roman d’action, c’est à cause du consommateur frustré en moi. J’aime le cinéma et je suis un enfant de l’image. Mais malgré un océan d’œuvres aux origines et qualités diverses, je dépéris face aux produits « originaux » mais routiniers de Netflix et consorts. Fan d’action, polars et aventures, j’ai fait le tour des œuvres de référence, comme de leurs déclinaisons tantôt amusantes, tantôt paresseuses.

Aujourd’hui, je soupire devant le septième ersatz de super-héros de l’année ou l’énième émule de Jason Bourne, où le style prévaut sur les idées. Les projets s’uniformisent, et les idées ne se méritent plus. Elles se rachètent dans les cartons de licences commençant à sentir le renfermé. J’aime Star Wars, Terminator, Die Hard, Indiana Jones, Rambo, James Bond, etc. Mais vu ce qu’on leur fait subir, j’ai le sentiment qu’il faudrait les laisser mourir et passer à autre chose. Les licences, héros, mondes et règles inconnues me manquent.

Malgré la voie choisie, je n’éprouve pas de « bâtardisation » à raconter des histoires « comme au cinéma » au format ebook. J’aime le Cinéma, celui du grand écran. Les aventures et les histoires petites ou grandes, mais toujours « en grand ». Sauf que, aujourd’hui, surtout ces deux dernières années, nos modes de consommation ont évolué. Le streaming et les jeux vidéo remplacent le cinéma, tandis que les achats d’œuvres littéraires explosent.

En tant que public, peu m’importe le format sous lequel je vis des aventures rocambolesques. Et en tant que conteur, l’écriture est le meilleur moyen pour les livrer telles qu’elles sont conçues, sans concession financière ou politique à but de ratisser large. On pourra toujours les voir « là-dedans », projetées dans un coin de notre tête, dans une version personnalisée, et donc, idéale.

Ces films-là ont beau venir de moi, tels que vous les voyez, ils sont à vous et à personne d’autre. Et j’avoue que j’aime penser comme ça.

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Auto-édition : 5 raisons pour offrir la Collection 120 à Noël

livre à offrir pour Noël

Vous avez un ami ou une amie qui lit beaucoup ? Votre petit(e) copain (copine) aime se changer les idées dans les transports sur le chemin du boulot ? Vous détestez que votre neveu passe trop de temps sur Rocket League et Fortnite (ou Call of Duty Warzone, si c’est déjà un ado), et vous voulez l’intéresser à la lecture sans le brusquer ? La Collection 120, c’est le cadeau idéal à lui faire pour les fêtes. Vous n’y croyez pas ? Pourtant, je ne rigole qu’à moitié. Voici 5 raisons pour lesquelles la Collection 120 contient forcément un livre à offrir pour Noël. Ho, ho, ho !

1) On ne s’y attend pas.

Le prix Goncourt 2020 ? Trop évident. Le dernier Amélie Nothomb ? Déjà trop vieux. Le ixième Harlan Coben ? Prévisible. Mais la Collection 120, vous pouvez être sûr qu’il ou elle ne s’y attendra pas. Vous avez 9 chances sur 10 pour que Monsieur ou Madame (ou Mademoiselle) n’ait encore jamais entendu parler de la Collection 120.

Pour une surprise, c’est réussi ! « La quoi ? » risque-t-on de vous demander avec de grands yeux ronds. « La Collection 120 ! » répondez-vous avec des étoiles plein les yeux et un sourire malicieux. La suite, soit vous la brodez, soit vous argumentez. Et là…

2) C’est original, comme livre à offrir pour Noël.

La Collection 120, c’est le coin du film à lire. Vous voudriez lire davantage, mais vous aimez trop les films et les séries pour sauter le pas ? Vous pourriez trouver dans la collection un livre à offrir pour Noël. Elle contient des romans d’action, d’aventure et de suspense, trépidants et inventifs, qui ne prennent pas (beaucoup) plus de temps qu’un blockbuster hollywoodien. En plus de cela, les histoires sont originales (comprendre « non adaptées de franchises populaires usées jusqu’à la corde »).

Et les héros viennent de tous horizons, allant de l’espion ado Max Force au flic retraité, en passant par un écrivain hypocondriaque. Quant aux genres, ils sont variés d’un livre à l’autre : aventures à la Uncharted, conspirations à la 24h Chrono, etc. Avec la Collection 120, on ne s’ennuie pas.

3) La Collection 120 ne coûte pas cher.

Le prix de chaque roman de la Collection 120 ne se fonde pas sur un besoin désespéré de vendre. Il part d’un principe simple : 2 € = 2h. Idéalement, lire un livre de la collection ne devrait pas vous prendre beaucoup plus de temps que regarder un film. Or, généralement, un film dure deux heures.

Pour respecter ce principe, un e-book vaut donc 2,99 €, pour prendre en compte le pourcentage dû à la plateforme. Un livre papier vaut quant à lui 9,99 € à cause, en plus, du coût de l’impression à la demande. Un roman de la Collection 120 reste largement plus abordable qu’un livre neuf broché, et ne coûte pas plus cher qu’un dvd. Vu son ambition de divertissement typiquement « cinéma », c’est un bon comparatif.

livre à offrir pour Noël

4) C’est joli, en fait.

La Collection 120 existe depuis 2014. Depuis, ça ne chôme pas. Sans relâche, les livres ont été lus, relus, re-relus, corrigés, paufinés, améliorés, leurs visuels étudiés, leurs formats décortiqués, etc. Bref, c’est comme le SAV, sauf qu’on ne m’a jamais rien demandé.

Aujourd’hui, à la veille de Noël 2020, la Collection 120 est réellement jolie à tenir entre ses mains. Les livres sur papier bénéficient tous d’une belle couverture avec finition brillante, d’une mise en page carrée, et le cas échéant, d’illustrations appropriées. Quant aux livres au format numérique, ils ont le mérite d’être débuggés et justifiés.

5) La Collection 120, elle tient dans la main.

Un livre broché neuf, ça fait la taille d’un parpaing. Mais un roman de la Collection 120 est à peine plus grand qu’un livre de poche. Cela veut dire que vous pouvez vraiment l’emmener partout avec vous : en vacances, en voiture, en train, en avion, sous l’eau, sur Vénus, etc.

Inutile de parler de l’atout de la version e-book. Rien n’est plus facile que d’ajouter un titre au catalogue de sa liseuse. Et cela ne pèse pas plus lourd dans la main, ni dans la poche.

Mais le plus important, c’est que…

Mamybaba, la sorcière Goyave, m’a maudit au dernier Halloween ! Si je ne parviens pas à convaincre dix personnes d’offrir des livres de la Collection 120 pour ce Noël, l’astéroïde Galaga, qui frôle la Terre tous les 3,6 ans, va dévier de sa trajectoire pour venir me fracasser la g**** !

Mon corps atomisé franchira alors les barrières dimensionnelles pour se reconstituer en 2077, sur une Terre alternative estampillée « Cyberpunk ». Elle serait dominée par un démon mi-homme, mi-bug appelé Kinourivz, lequel me torturera à jamais pour avoir toujours trop joué aux jeux vidéo. Par pitié, sauvez Noël, et surtout, sauvez-moi !

Ça valait le coup d’essayer. Quoi que vous décidiez, la Collection 120 vous remercie pour cette année. Joyeux Noël à tous ! Ho, ho, ho !

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Auto-édition : 4 idées fausses dont un auteur doit se défaire

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Vous écrivez ou vous voulez écrire ? Vous aimeriez qu’on vous remarque, qu’on vous lise, qu’on signe avec vous un contrat d’édition, qu’on achète les droits cinématographiques, qu’on vous adule, mais aussi gagner votre poids en or tous les ans ? C’est possible, même en s’auto-éditant (enfin, je crois). Mais calmez vos ardeurs. Il y a bien des pièges dans lesquels ne pas tomber, à commencer par se faire facilement des plans ! Si vous voulez devenir auteur auto-publié, il faut commencer par identifier et mettre de côté toute idée fausse sur l’auto-édition. Elles pourraient vous mener à la désillusion et au désespoir. En voici quatre.

Première idée fausse sur l’auto-édition : « C’est rapide et facile. »

Nan. Ça ne l’est pas. C’est comme la différence entre dire et faire : ça demande des efforts. Et si vous voulez que votre auto-édition soit bien faite, il faut le faire bien. Si c’est à vous de tout faire, il faut étudier la question, et apprendre à vous servir des outils recommandés pour écrire et mettre en forme le livre en e-book et au format papier (si vous visez cette fonctionnalité). Ensuite, il faut savoir sur quelles plateformes vous éditer : Amazon, Kobo, etc.

Si vous n’avez pas assez confiance en vous ou si vous êtes malhabile, alors il faut trouver la bonne personne pour se charger à votre place de ce qui vous gêne. Forcément, cela va vous demander un peu de recherche, puis de « feeling » pour savoir si vous avez affaire à un fumiste ambitieux ou à un charlatan. Et si la personne est sérieuse, reste à savoir si vous vous entendrez bien pour travailler ensemble.

Pour écrire, vous savez sans doute gérer. Mais évitez cette idée fausse sur l’auto-édition : ce n’est pas rapide et facile. Il faut vous documenter à fond, au préalable.

« J’écris mieux que beaucoup d’autres. »

En voilà, une belle idée fausse sur l’auto-édition ! Déjà, même si c’est vrai, les goûts sont illimités et cumulatifs. Un lecteur qui aime les livres de bien-être et de cuisine peut aussi aimer l’érotisme fleur bleue et l’horreur trash. Mais si, malgré cette largesse d’esprit, il n’aime pas les thrillers d’action léchés et trépidants, on ne peut pas lui en vouloir. Surtout quand la concurrence est si grande !

Mais la qualité de l’écrit va de pair avec la qualité de la présentation. Orthographe, mise en page et couverture sont aussi importants pour capter le regard et conserver un lecteur. D’autant plus que, maintenant, les plateformes proposent de feuilleter en ligne les premières pages d’un ouvrage pour se faire une réelle idée de sa qualité et de son sérieux.

Dès le début, soyez humble et réaliste concernant votre position dans l’auto-édition. Ne vous convainquez pas d’être un best-seller en puissance. Déjà, parce que c’est pas beau de se vanter. Ensuite, parce que le monde est vaste et vous n’êtes pas seul sur le marché. Enfin, car même si vous écrivez bien, si vous laissez le reste en plan (coquilles partout, aucun alignement du texte, couverture générée aléatoirement), on vous prendra pour un nul.

« On va facilement me remarquer. »

Tu parles d’une idée fausse sur l’auto-édition. Malheureusement, Internet n’implique pas automatiquement de visibilité digne d’une vitrine sur les Champs Élysées. Sans un tant soit peu de communication, on ne va pas vous voir. La marché du livre, auto-édité ou non, est comme l’océan. Tous les jours, la marée ramène à l’attention du client de nouvelles parutions ou rééditions. Et comme sur la plage, on va chercher à ramasser l’objet le plus gros ou le plus brillant.

Et là, on trouve de tout ! On peut se laisser tenter par des livres aux belles couvertures et dotés de trois cents commentaires positifs, mais une fois en main, ils se révèlent mal écrits et blindés de fautes. Ou cela peut être l’inverse : des livres auto-édités n’ayant pas à rougir avec les grosses publications se retrouvent en quarantième page des résultats de recherche (et des ventes).

Ce n’est pas à l’auteur de juger s’il est à la hauteur des grosses sorties. Toutefois, il a un devoir de respect et de qualité envers son client/lecteur. Alors avant de songer à travailler votre comm’, travaillez bien votre livre. Pourquoi ne pas prendre contact avec des chroniqueurs sur des plateformes dédiées, afin de leur faire découvrir votre travail (moi, je vais ici) ? Ils auront peut-être des choses pertinentes à vous remonter, avant de faire le grand saut.

« Argent facile ! »

Devenir riche avec votre premier roman (et les suivants) ? Ce n’est pas impossible, mais c’est une belle idée fausse sur l’auto-édition, à évacuer d’emblée. Autant faire de l’immobilier, devenir youtubeur, commencer une carrière dans le rap ou auditionner pour une fiction de TF1. Tous les profils d’auteurs ne sont pas les mêmes. Un publiciste avec une longue carrière et des velléités d’écriture, par exemple, saura se vendre même si son ouvrage n’est pas fameux. En tant « qu’auteur », succès mis à part, il n’est pas différent de Dédé Brouillard, retraité breton de 76 ans qui a toujours voulu écrire sa grande odyssée animalière pendant la Guerre de 14-18.

Ils ne sont pas non plus différents de Peter Noria, un doux rêveur entièrement tourné vers la création de fiction depuis ses sept ans, et qui a dû naviguer de port en port (acting, théorie du cinéma, scénariste) avant de poser ses bagages dans l’auto-édition, parce qu’il s’y sentait bien. Pourtant, il n’y connaissait rien, et pendant six ans, il a dû apprendre. Il ne gagne pas du tout sa vie avec, on le remarque à peine, et pourtant, il a besoin de raconter des histoires. Et même après une ou deux grosses déprimes ou crises existentielles, il ne parvient simplement pas à arrêter.

Au-delà du succès (qu’on espère tous), c’est la passion qui doit avant tout et surtout animer un auteur auto-publié. C’est une idée, une envie, un besoin irrépressible, une conviction qu’on a au fond de nous et qui nous convainc que, oui, c’est la bonne position à adopter. L’auto-édition, c’est un gros effort et un investissement sur le long terme, peut-être pour la vie.

En définitive, l’auto-édition

Attention, l’espoir n’a rien d’une idée fausse sur l’auto-édition. Il nous aide à tenir et à avancer. Pour ma part, m’auto-éditer m’offre une liberté que j’aurais du mal à abandonner maintenant que j’y ai goûtée. Six ans d’échecs et de persévérance m’ont amené à affiner mon écriture, apprendre les outils d’illustration et de PAO, comprendre les problèmes de communication, etc. Et je ne sais pas tout, loin s’en faut.

En définitive, l’auto-édition, c’est comme de traverser la Manche à la nage. Une fois arrivé à mi-chemin, à quoi bon faire demi-tour ? Vous n’avez pas fait tout ça pour rien. Autant voir où cela vous mènera. Voyez les choses ainsi si, peut-être, vous souffrez d’une remise en question. Mais si vous avez évité ne serait-ce qu’une idée fausse sur l’auto-édition parmi celles susmentionnées, vous n’avez pas si mal démarré.

Cet article a été écrit en collaboration avec l’Agence Fanny Cairon.

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Auto-édition : écrire un livre en 5 étapes

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Écrire, ça ne s’improvise pas. Certes, c’est possible d’accoucher d’un ouvrage du premier coup et sans y revenir. Il suffit d’être un génie ou de n’en avoir rien à cirer du résultat. Pour ma part, n’étant ni un génie (restons humble) ni un cancre (soyons fier), je ne parviens pas à un résultat sans efforts. Surtout qu’à mes débuts, je n’y connaissais rien : ni en méthodologie, ni en plateformes dédiées, ni en illustration, etc. Et en parlant de méthodologie, la « méthode Peter Noria » s’est acquise au fil des ans et au prix de nombreux tâtonnements. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle est particulière. Si vous voulez savoir, voici comment je fais pour écrire un livre auto-édité en 5 étapes.

1) Les idées : écrire un livre auto-édité à 60 %

Écrire un livre auto-édité, ça commence toujours comme ça : par des idées. Et souvent, vraiment pas beaucoup d’idées. Pour la Collection 120 (et généralement 98 % des histoires en cours de développement ici), cela commence par une phrase, un concept ou un pitch. Par exemple, pour Deadline, c’était : « un romancier a écrit un attentat sur l’Eurostar, et son travail a été volé par des terroristes ». Ce n’était pas beaucoup, mais c’était un début. On était alors en 2008. Le livre, lui, ne sortit qu’en 2014.

Avec Peter Noria, il ne faut pas se presser ! Une idée peut parfois prendre des années pour arriver à maturité. Entre-temps, au pitch viennent petit à petit se greffer d’autres idées, à mesure qu’elles me viennent. La phrase devient un traitement, puis le traitement un synopsis détaillé, auquel s’ajoutent parfois des dialogues entiers. Cela continue ainsi jusqu’à ce que 60 % de l’histoire soit réellement pensée. Souvent, cela peut prendre entre un et cinq ans ! Ce travail d’accumulation se fait généralement sur le document servant de base au futur livre « broché » (avant, je travaillais sur Microsoft Word ; depuis peu, toute la collection est passée sur Adobe Indesign).

écrire un livre auto-édité

2) Le visuel : une pause qui fait du bien

Quand je suis en train d’écrire un livre auto-édité, ça m’aide beaucoup d’avoir un visuel de couverture avant de continuer. Cela me permet de couper la monotonie de l’écriture, et en même temps, d’affiner mes idées pour la suite. Par exemple, avant de finaliser Max Force 3 et Veines Rouges, mettre au point les couvertures et les images du livre m’a permis d’avoir une vision plus claire sur l’identité visuelle à donner à l’histoire. Après tout, la Collection 120, c’est « le coin du film à lire ». Que serait une collection d’inspiration cinématographique sans rien pour guider l’imagination du lecteur ?

Evidemment, des fois, on tâtonne sans résultats probants, et on aboutit à des prototypes assez laids, mais qu’on garde quand même à but d’archives.

écrire un livre auto-édité

3) Les 40 % restants : le « vrai » boulot

Là, on improvise un peu, mais pas à l’aveuglette. On entre dans la véritable partie consistant à « écrire un livre auto-édité ». À ce stade, on sait d’où on part, ce qu’on traverse et où on va… mais à 60 % seulement. Les 40 % restants, généralement, représentent la partie qui coince, ce que je n’ai pas su inventer spontanément avant. Tant pis. Il ne faut pas hésiter à remplir les blancs avec ce qui me vient sur l’instant. Souvent, ce sont même les meilleures initiatives qui viennent au cours de ce processus gonflant, mais indispensable.

Par exemple, quand je finalisais Guerre Intérieure et Max Force 2, j’étais soulagé de voir que des impasses, dans lesquelles je me trouvais auparavant, avaient soudain trouvé leur solution. Il suffisait d’arrêter de stresser, de se poser, et laisser parler le clavier. Après un petit tri logique et les avoir retravaillées, les nouvelles idées avaient naturellement trouvé leur place, pour le meilleur. Jusqu’à présent, le pire auquel j’ai été confronté était sur Max Force 3, pour lequel j’avais eu le malheur d’avoir une idée « géniale » sur l’identité du méchant. Cela avait complètement chamboulé les révélations de l’histoire, et demandé une réécriture en profondeur. Le résultat en valait vraiment la peine, mais qu’est-ce que c’était pénible !

4) Relectures et corrections

Techniquement parlant, j’ai fini d’écrire un livre auto-édité. Maintenant, je dois le relire, le re-relire, et le re-re-relire, afin d’être sûr que tout va bien. Ou sinon, de savoir ce qui ne va pas. Et ça, je ne le devinerai pas forcément tout seul. Je ne suis pas un « auteur » au sens noble, amoureux de mes propres mots et intransigeant sur leur utilité absolue dans l’ouvrage. Je suis plutôt un conteur, partisan de ce qui marche avant tout.

Mon souhait premier est que l’histoire se suive et soit comprise avec le minimum d’effort et le maximum d’impact. C’est pourquoi je confie les relectures à un groupe d’amis solides (ils se reconnaîtront, j’espère) toujours prompts à me remonter ce qui les a gênés. Si un paragraphe supplémentaire ou son remaniement peut éclaircir une chose, ou s’il vaut mieux supprimer une phrase ou un trait d’humour déplacé, je ne fais pas de quartier. Pour ce qui concerne la correction stricte (orthographe, tournures), je laisse ce soin à l’Agence Fanny Cairon. Et jusqu’ici, ça marche.

5) Création de l’e-book

C’est bien beau, mais écrire un livre auto-édité, ça veut dire qu’à un moment, il faut le mettre en ligne. Heureusement, on peut le proposer aujourd’hui en format broché, et cette version est la première que j’ai préparée. Mais à la base, c’est un e-book qu’il faut envoyer. Pour l’obtenir, je préfère ne pas me hasarder à convertir mon document initial, et risquer une mise en page ou des erreurs auxquelles je ne peux rien.

Je copie-colle tout sur un logiciel dédié à la création d’e-book, et je passe en revue l’acceptation des styles et de la mise en page (pour plus d’infos sur les outils dont je me sers, il y a cet article). Je n’oublie pas de remplir les champs de métadonnées, indispensables, puis j’exporte le tout au format désiré. Si, malgré ma minutie, des soucis d’affichage sont constatés, ou si des erreurs empêchent l’upload sur les plateformes de vente, je fais les corrections nécessaires en Html ou Css, via le logiciel Calibre.

écrire un livre auto-édité

Voici comment, dans mon cas, écrire un livre auto-édité. Après tout cela, il ne reste plus que la promotion, et sur ce point, il y aurait un article entier à écrire. Peut-être que ce sera pour la prochaine fois. En attendant, si écrire un livre auto-édité vous intéresse, n’oubliez pas : ce qui compte, c’est de trouver votre façon de faire. C’est toujours celle qui fonctionnera le mieux.

Cet article a été écrit en collaboration avec l’Agence Fanny Cairon.

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Auto-édition : les avantages mais aussi les inconvénients

À l’origine, je voulais raconter des histoires par l’image. Je m’étais donc d’abord tourné vers le cinéma et, hypothétiquement, le théâtre. À l’arrivée, il s’avéra que l’écriture me permettait de raconter les histoires que je désirais sans restriction aucune (cf. mes premiers pas). L’auto-édition a ses avantages, mais aussi ses inconvénients, et ce ne sont pas forcément les mêmes pour tout le monde. Où se trouvent les avantages de l’auto-édition dans le cas de la Collection 120, et quelles sont les limites ?

Six ans d’auto-édition

Mes premiers scénarios furent finalisés en 2008, mais la Collection 120 ne devint réalité qu’en 2014, avec la sortie presque simultanée des versions romancées de Deadline, Désordre Intérieur et Max Force. Cela fait six ans ce mois-ci. Depuis, le travail n’a jamais cessé, que ce soit pour sortir un nouvel opus chaque année, pour le perfectionnement de contenu et de visuels pour la collection et, plus récemment, pour la mise à jour du site web (merci à l’agence Fanny Cairon). Quant à continuer comme ça un moment, je pense que oui.

Garder le contrôle

En tant qu’auteur auto-édité, je conserve le contrôle créatif sur ce qui me semble important. La Collection 120 provient d’une envie de cinéma et de divertissement loin des canons d’aujourd’hui. Du moins, ce contraste se voit essentiellement dans le genre primordial de la collection à l’heure actuelle, qui est le thriller d’action et d’aventure. D’autres projets (plus fantastiques et orientés vers la SF, par exemple) viendront diversifier et approfondir le contenu. Nous verrons alors où nous situer par rapport à cette morosité du grand spectacle.

avantages de l'auto-édition
Visuel réalisé sous Photoshop…

Les avantages de l’auto-édition

Concernant les avantages de l’auto-édition, suivant mes besoins, j’ai appris à me servir de beaucoup d’outils. Au fil du temps, j’ai pu toucher à divers logiciels d’écriture (d’Open Office à Indesign), d’illustration (avec Photoshop), et plus récemment, de montage vidéo (merci, Adobe Premiere). J’ai ainsi approfondi mes connaissances et amélioré mes compétences, ce qui est toujours bien.

Amazon permet également de concevoir et vendre des versions brochées de ses ouvrages à la demande. La Collection 120 existe donc aussi en version physique. Personnellement, je trouve qu’il n’y a rien de mieux que de sentir le papier glisser entre ses doigts, et les effluves de neuf caresser ses narines.

Liberté et souplesse

L’autre avantage, c’est que la rémunération que j’ai choisie me permet de bénéficier d’un pourcentage élevé sur la vente d’un e-book (70 %). Enfin, il ne faut pas oublier le contrôle total sur le calendrier de publication. C’est un autre des avantages de l’auto-édition. Quand les événements imprévus de notre vie nous forcent à repousser une date de sortie, c’est plus simple à faire que si une dizaine de partenaires dépendaient de l’événement.

https://www.youtube.com/watch?v=H-bxLi7nBCc&list=PLhzUid8Oy224xv-F9eMGzxKoOB168ePwS
Passage au niveau supérieur avec Adobe Première

Les inconvénients du procédé

Malgré les avantages de l’auto-édition, il faut compter avec certains inconvénients. Ils ne sont pas les mêmes suivant les auteurs. Il y en a qui sont moins débrouillards en illustration que d’autres, par exemple. Ou encore, la communication dépend d’une compréhension des outils Internet (Facebook, stratégie commerciale, etc.) qui échappe à certains.

Pour ma part, j’apprends au cas par cas et en fonction des besoins. Je suis surtout énormément attaché à la qualité du « produit ». Avant de pouvoir communiquer autour de la Collection 120, je me suis énormément concentré sur sa présentation et sa qualité (e-books et versions brochées, site Internet, etc.), ainsi que la diversité du catalogue. Maintenant que tout est prêt, les vrais inconvénients, ou plutôt, les défis de l’auto-édition, prennent le relais.

L’avenir incertain

On n’a jamais rien sans rien. Il faut bien contre-balancer les avantages de l’auto-édition, n’est-ce pas ? Dans mon cas, il s’agit d’affronter les grandes inconnues que sont la communication et les diverses stratégies marketing. Il s’agit de surmonter la solitude qui m’étreint, pour m’être lancé dans une initiative où je me sens, pour l’instant, seul à m’épanouir (« qui d’autre a envie d’écrire des romans cinématiques et rapides à lire ? »). Sans parler du gros investissement que cela représente pour faire avancer les choses. L’investissement en temps, quand je peux encore faire de mon mieux moi-même, et l’argent que je dois investir quand je n’ai pas le choix, et je dois recourir à une aide plus professionnelle.

C’étaient, pour ma part, les avantages de l’auto-édition et ses inconvénients. Et vous, qu’en pensez-vous ?

Cet article a été écrit en collaboration avec l’Agence Fanny Cairon.