Bienvenue dans une meilleure réalité.

L’agent du FBI Tars Kellar débarque à Voght City pour enquêter sur les meurtres du Décerveleur, un serial killer au mode opératoire inexplicable. Grâce à ses compétences particulières, Kellar et Maya Baxton, une inspectrice locale, vont rapidement trouver celui qu’ils cherchent.

À défaut d’explications, le tueur va les entraîner dans une course mortelle à travers Voght, où “surenchère” semble être le seul mot d’ordre. Traqués par un ennemi invisible et omnipotent, Tars, Maya et le Décerveleur vont découvrir un univers terrifiant dont aucun ne soupçonnait l’existence.

Quand X-Files rencontre Terminator et Hidden, quand Paul Verhoeven et John Carpenter ont un enfant illégitime, quand Philip K. Dick suit un régime protéiné… La réalité se plie aux lois de la surenchère et de l’excès pour donner un mélange improbable, un pot-pourri d’idées extravagantes, un maelstrom d’événements spectaculaires de plus en plus incontrôlables. Bref, un total medley ! Pour en sortir, une seule échappatoire : découvrir ce que cache vraiment la « réalité » de Voght City.

Découvrez comment tout commence :

Couverture réalisée avec la participation de l’Agence Fanny Cairon.

L’avis des lecteurs

“Complètement dément. […] Un medley génialissime d’absolument tout ce qu’on peut imaginer. Du grand art. […] Tout va de plus en plus vite et est de plus en plus fou, mais tout est parfaitement calculé.”
mes-reves-eveilles.blogspot.com

“Un roman “évolutif” [qui] part dans des directions différentes afin de surprendre les lecteurs, dans une course-poursuite infernale jalonnée d’embûches et de surprises. […] L’histoire est recherchée, et le côté fantastique se dévoile tout au long de la lecture avec intelligence.”
cocodelecturebelge.blogspot.com

Notes d’intention

La Collection 120 veut proposer des histoires dignes du cinéma. Mais jusqu’à présent, elle s’était limitée à de l’action-aventure avec une touche d’espionnage. Or, le divertissement ciné touche à plusieurs genres. Jusqu’à présent, fantastique et science-fiction avaient été laissés de côté. La série Max Force y avait déjà touché, ainsi que le troisième épisode de la Trilogie Intérieure. Mais cela n’en constitue pas le cœur, seulement des ingrédients. Total Medley est ainsi la première incursion frontale – et totale – de la Collection 120 dans la SF, la vraie.

La somme de toutes les peurs

La science-fiction, c’est un univers de possibilités, et les sous-genres et arguments pullulent : voyages spatiaux, génétique, robotique, IA, virtualité, dystopie, etc. Que choisir, que faire, et avec quelle pertinence ? Et pourquoi pas… tout ? Aïe aïe aïe. Oui, mais comment aboutir à une œuvre somme de la science-fiction ? Et puis déjà, une « œuvre somme » pour l’auteur, c’est quoi ? C’est une histoire capable d’aborder (presque) tous les sujets clés du genre, sans que cela n’ait l’air gratuit ou maladroit.

Le meilleur exemple qui me vienne à l’esprit présentement est un film, Total Recall de Paul Verhoeven (1990). Comme un fait exprès, le mot « total » apparaît dans le titre du dernier 120. Bien qu’inspiré d’une nouvelle de Philip K. Dick, le film pousse tous les curseurs à fond, et pas seulement dans le spectacle. Absolument TOUS les sujets de science-fiction, à un moment ou un autre, sont représentés : gadgets, voyages spatiaux (on se casse sur Mars), robotique (les chauffeurs de taxi), dystopie (la colonie martienne subissant la tyrannie du méchant), mutations, terraformation, virtualité, aliens, etc.

Pourquoi ne pas citer Star Wars, alors, puisque tout y est aussi ? Parce que Total Recall apporte aussi des pistes de réflexion à son audience, notamment sur la nature humaine et notre rapport à la réalité (la Force est plus une affaire de spiritualité, qu’on accepte ou non les midi-chloriens). Et tout cela sans dialogues lourdement explicites ni se prendre au sérieux. C’est un divertissement riche, intelligent et fait intelligemment. Le refaire ? Impossible. Suivre ses traces ? Pourquoi pas. Mais pas seulement.

Difficile de parler de Total Medley sans en déflorer le mystère. Pour en comprendre le sens, on peut toutefois évoquer deux choses sur sa genèse et ses intentions.

Total Medley : la totale

Une grande partie de ma culture s’est constituée dans un medley (c’est le cas de le dire) de plusieurs médias. Leurs influences se retrouvent logiquement dans le présent ouvrage :

  • Influence du cinéma de genre, évidemment. En tant que cinéphile né dans les années 80, j’ai eu la chance de pousser dans un terreau d’images et d’idées fortement stimulantes. En vrac, Alien et ses suites, les œuvres de James Cameron, RoboCop et Total Recall de Paul Verhoeven, Matrix, Dark City, la prélogie Star Wars, etc. Pour ne citer que ceux-là et les plus emblématiques pour moi. La télé n’est pas en reste, certains shows ayant contribué à populariser le fantastique et la SF en masse dans les 90s, X-Files : Aux frontières du Réel en tête.
  • L’évolution des jeux vidéo a joué un grand rôle également, avec des déclinaisons marquantes de formules et genres propres au cinéma : James Bond (Metal Gear Solid), Indiana Jones (Lara Croft dans Tomb Raider), les morts-vivants, The Thing et autres Terminator (Resident Evil), etc. Et comme la vie est drôle, après que le jeu vidéo ait appris toujours plus du cinéma dans les années 2000, le cinéma a repris les motifs et héros du jeu vidéo sans rien apprendre. Mais ne nous égarons pas.
  • Enfin, impossible de faire l’impasse sur l’influence de la littérature, la mamie de ces deux médias. Total Medley descend totalement de l’œuvre de Philip K. Dick tout en faisant écho, à sa manière, au Meilleur des Mondes d’Aldous Huxley. Des auteurs qui auraient été fous de voir ce que le « vrai » monde est devenu aujourd’hui.

Un des objectifs de Total Medley est donc de payer son tribut à toutes ces influences et médias ayant forgé non seulement mes goûts, mais également une bonne partie de ma façon de penser.

Anticipation de masse

Il y a autre chose. Le roman n’est pas « que » un divertissement recyclant jusqu’à l’excès des motifs familiers ou aimés de son auteur.

Dans sa forme, Total Medley est voulu comme une dénonciation de l’escalade gangrénant le divertissement de masse, les films hollywoodiens récents en tête. Où les génies aux commandes d’entreprises d’envergure jettent littéralement tout contre un mur en attendant de voir ce qui y reste collé. Comme si un motif prévalait sur une raison. Comme si l’existence pouvait se passer de sens.

Mais dans le fond, Total Medley est bien une œuvre d’anticipation. Il interroge vraiment sur notre rapport à la réalité et aux images. Mais aussi, il remet en question notre place dans la société et, plus important encore, quelle société ? Vaut-elle la peine qu’on y reste enfermé ? Peut-être qu’après l’avoir lu, vous serez en mesure de décider.