Anna (Sasha Luss) est agent du KGB. Trois ans plus tôt, des informateurs de la CIA se sont fait dézinguer par le méchant chef du KGB. Deux ans après cet incident, Anna était devenue mannequin à Paris, après avoir été repérée par un dénicheur de talent sur un marché en Russie. Mais cinq ans avant tout ça, Anna, c’était une jeune femme sans avenir qui s’est vue offrir de devenir assassine pour la Mère Patrie. Sauf qu’un an plus tard, Anna veut partir, mais elle ne peut pas. Bref, Anna, elle se cherche. Et sa vie a beau être compliquée, elle est la seule à ne pas savoir ce qui l’attend. Nous, on connaît déjà la musique…
Anna joue encore plein de fois la carte du retour en arrière assez inutilement. Le film essaie de nous faire croire à la complexité de son histoire, au risque de perdre les spectateurs les plus attentifs. Pour faire la blague, il se produit un peu l’inverse du Memento de Christopher Nolan. Remonté dans le bon ordre, le thriller du réalisateur britanno-américain était moins original. Mais il restait un excellent film à suspense (preuve à l’appui, puisque ce « remontage » existait déjà sur le DVD d’époque). Le problème, c’est que privé de son gimmick, Anna est aussi balisé que la piste d’atterrissage d’un méga transporteur.
Anna va comme j’te pousse
Anna, c’est le film que vous avez vu cent fois au cours des trente dernières années. Du coup, le métrage pense qu’il n’a pas le droit d’exister sans avoir « son truc » (le fameux découpage façon puzzle). Il choisit de se donner des airs intelligents, croyant qu’il gagnera en intérêt. Pourtant, si on le prend comme il est, ce film n’est pas plus con ni moins divertissant que ses modèles.
Anna, c’est quoi ? C’est comme si cinq films d’espionnage des trois dernières décennies s’entrechoquaient en même temps. En vrac, Nikita, Red Sparrow, Salt, Atomic Blonde et un peu de Jason Bourne se sont retrouvés dans le shaker de Luc Besson. Après le pétard mouillé Valerian entre autres choses, il lui fallait sûrement un plan « zéro risque ». Heureusement que le réalisateur ne reprend que le meilleur selon lui.
La structure est celle de son Nikita (1990, déjà !) jusque dans ses scènes clés. Besson suit les traces d’Anna, identiques à celles de Red Sparrow. Le contexte de Guerre froide est le même que dans Atomic Blonde. L’espionne badass finit par se retourner contre ses recruteurs comme Salt, l’héroïne du film éponyme. On termine sur une fin au goût doux amer, y compris pour les spectateurs. C’est comme ça qu’on finit un thriller d’action-espionnage aujourd’hui : dans un soupir plutôt qu’un gros bang.
Dire qu’il a fallu deux ans à Anna pour être distribué. Honnêtement, DTV ou film ciné, je ne vais pas être méchant. J’avoue que je n’ai pas vu le temps passer. Mais, et c’est rare, j’ai peut-être l’impression d’avoir vraiment perdu du temps sur mon espérance de vie. Après tout, Anna, ça fait cent fois que je l’ai vu déjà.
LES + :
Le film a beau être prévisible, il demeure maîtrisé. Sa tenue artistique est indéniable.
Il faut reconnaître que, si on se prend au jeu, on ne s’ennuie pas réellement.
LES – :
Pas mal d’anachronismes, entre le rigolo et l’embarrassant.
C’est Nikita 30 ans plus tard. Un film tourné pas cher et passé à la moulinette opportuniste de Besson. Il a sans doute peur de se mouiller après ses derniers échecs (hem, Valerian).
S’il n’avait pas bousculé toute sa chronologie, Anna aurait peut-être été meilleur. En usant du flashback à seulement un ou deux moments clés dans sa narration, le procédé aurait peut-être eu plus d’impact.
On ne va pas critiquer plus que de raison Sasha Luss dans le rôle titre. Elle fait de son mieux et ça se voit, surtout dans la baston. Mais le reste du casting cachetonne, et ça aussi ça se voit (Cyllian Murphy, Helen Mirren, Luke Evans).
Dans un futur proche, un météore s’est écrasé sur Terre, amenant avec lui une nuée de sales bêtes très agressives. Le point fort de ces vacheries ? Elles sont ultra sensibles au bruit, et foncent sur tout ce qui crie, parle, couine, gémit, soupire, etc. Avec une société comme la nôtre, normal qu’on se soit fait exterminer en deux mois, à part quelques survivants bien organisés vivant à la campagne. C’est le cas des Abbott, couple avec trois deux enfants dont la vie maintenant dépend du moins de bruit qu’ils peuvent faire. Pas facile quand Madame est en cloque et que le premier incident malheureux attire l’attention des prédateurs de la région…
Sans un bruit n’est pas absolument parfait, mais il s’approprie les codes du film d’horreur et déroule son cahier des charges avec une minutie louable et un talent sans faille. Il s’agit du second long métrage réalisé par John Krasinski, M. Abbott dans le film et véritable mari d’Emily Blunt à la ville. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que son précédent film, La Famille Hollar (comédie dramatique sortie en 2016) n’avait strictement rien à voir ! Chance du débutant ou non, la réussite du monsieur mérite d’être saluée.
Sans un bruit s’autorise un peu
A cause de son concept un peu trop exigeant, Sans un bruit semble parfois faire entorse à ce dernier (par exemple en faisant tantôt attention de marcher sur des feuilles mortes, puis plus tard non). Et dans les moments de tension, si les bestioles sont à ce point sensibles au bruit, il arrive des fois où le spectateur se dit que les héros ont trop de pot, à moins que leurs prédateurs soient finalement sourds… comme des pots. Mais le genre horreur est très permissif du moment que l’efficacité est là. Et elle est là, « mais ».
Tout appliqué soit-il, le seul vrai défaut de Sans un bruit réside dans son impeccable déroulé. En excellent élève, John Krasinski emprunte aux meilleurs, Shyamalan (celui des débuts) et Spielberg en tête (les saloperies à l’ouïe fine rappellent autant les raptors que Gremlins). En revanche, hormis un ou deux jump scares efficaces, le film ne parviendra jamais (après ses dix premières minutes du moins) à vraiment surprendre ni à faire grimper à fond le trouillomètre. Et c’est la faute de ces règles correctement assimilées et suivies, qui ne sauraient duper un spectateur habitué du genre.
Une série B méritante mais pas transcendante
Sans un bruit mérite le coup d’œil pour être un excellent divertissement, grâce à sa mise en scène, son concept et ses personnages. Mais aussi, c’est une interrogation sur les difficultés, les responsabilités voire la nécessité d’être parents dans un monde de moins en moins accueillant pour les prochaines générations, avec lesquelles il est devenu presque aussi difficile de communiquer que pour les personnages du film.
Certes, notre Terre n’est pas un tel cauchemar à vivre que dans le film, mais beaucoup de problèmes liés au rapport parents-enfants demeurent pertinents une fois déplacés dans la réalité (le deuil, l’autorité remise en question, la difficulté à échanger, etc.). C’est une autre habitude que Sans un bruit reprend très bien à son compte : transposer en les simplifiant (et en amplifiant leur évidence) les problèmes ou questionnements de notre temps.
LES + :
Une intro efficace.
Le film est un excellent élève, qui sait ce qu’il fait et le fait très bien.
LES – :
Une intro rarement égalée ensuite.
Le film ne surprendra presque jamais les spectateurs les plus habitués du genre.
Le futur. Les humains n’ont plus besoin des Google glass. Ils sont comme par magie tous connectés entre eux, et perçoivent en permanence et en réalité augmentée les données de tout et tout le monde, tout le temps. Dur d’échapper au regard d’autrui, en particulier de la police, à laquelle appartient le brave Sal Frieland (Clive Owen, en mode veille). Dans un tel contexte, le boulot de ce dernier consiste presque exclusivement à rester posé sur son derche à regarder l’enregistrement de la vie des autres. Sauf qu’un tueur en série s’est mis à sévir. Seul lien entre les victimes : avoir contacté le même mystérieux hacker, une femme anonyme (Amanda Seyfried) capable de se soustraire aux témoignages et aux archives du commun des mortels. Pire : au cours de son investigation, Sal va comprendre que sa suspecte est capable de tout, y compris de jouer avec ses nerfs… optiques.
Le réalisateur Andrew Niccol revient à un genre qu’il avait délaissé depuis 2011 (en tout cas je crois) : la science-fiction minimaliste doublée d’une satyre sociale. Minimaliste car Anon n’est pas un film d’action spectaculaire type Matrix, malgré la « technologie » qu’il dépeint. Au film de braquage dépeignant deux Bonnie & Clyde futuristes (Time Out, déjà avec Amanda Seyfried), il substitue le film noir et le motif de la femme fatale. Forcément, niveau rythme, ça change quelque peu. En terme d’ambiance déjà, car tout dans ce futur paraît terne, figé, fatigué, mais certainement pas par erreur :
le jeu moribond de Clive Owen (comme à son habitude) et de ses partenaires ;
l’aspect délavé du monde. C’est un mélange quasi-exclusif de transparences et de tons gris et blancs allant du béton au ciel, jusqu’à sa réalité augmentée, uniquement représentée en filaire blanc ;
la musique (ou plutôt sonorité à ce niveau-là), éternellement répétitive.
« Euuuuuuuuuuuuuuh… »
Ah, non !
Bref, c’est un film noir « gris » que nous propose Niccol, qui ne dépareillerait pas dans une saison de Black Mirror, surtout compte tenu de sa remarquable économie de moyens (les effets de montage sont quasiment le seul « effet spécial » employé). Et thématiquement, Anon nous parle autant, même si aucune explication n’est jamais fournie à personne sur le comment du pourquoi de cette technologie. Même lorsque son patron demandera à Sal « comment la tueuse fait-elle ? », la réponse ne sera jamais donnée parce que, finalement, on s’en gratte complètement. Le ludisme attendu est heureusement présent dans Anon grâce à son concept bien exploité (tant dans l’enquête que les sales tours subis par Frieland).
Toutefois, l’intrigue simpliste pourra ne pas être assez stimulante pour certains. La résolution expédiée n’emballe pas plus que ça, et les humains jouent avec la vivacité de courges surgelées. Passer la moitié du film assis le regard dans le vide n’aide pas… En fait, c’est à travers la représentation et non le scénario que ressort l’humanité des deux adversaires amoureux. Ce n’est pas un hasard si pratiquement les seuls teintes chaudes et accessoires analogiques du film se retrouvent chez eux. Au rayon des émotions, Sal et « Anon » sont les seuls personnages développés, les seuls auxquels on peut s’identifier. Lui est traumatisé par le souvenir de la mort d’un fils. Elle fuit pour une raison jamais définie, mais s’accroche à ce besoin de liberté que la surveillance omnipotente lui interdit. Des « maladies » qui parleront sans doute à beaucoup.
Dans le futur, on aura sérieusement besoin d’un ad blocker… et de couleurs.
Fiction contre réalité
Autre côté intéressant d’Anon, peut-être lié au statut de la chose. Netflix oblige, c’est un film prévu pour être vu essentiellement sur petit écran. Andrew Niccol semble conscient de livrer un film hybride, même bâtard, car il fait se confronter deux représentations au sein de son œuvre, tous les plans subjectifs étant filmés différemment du reste. D’une patine « cinéma » très travaillée et ornée des très habituelles bandes noires, le filmage bascule en plein écran dès qu’il s’agit de voir la réalité à travers les yeux des protagonistes, avec une lumière plus uniforme et naturelle. Bref, on a le Cinéma, beau, « trafiqué », versus Skype, la « vérité » filmée brute façon webcam. Sauf que dans l’histoire, c’est cette représentation unanimement adoptée qui est remise en cause, à travers le pouvoir absolu du tueur, qui peut mentir sur ce que voit ou fait Frieland.
L’intérêt d’Anon
Dans un tel contexte, pour le héros comme le spectateur, la question se pose : quelle réalité vaut-il mieux expérimenter ? La réalité ciné, classique mais « prisonnière » d’un format télé qui la diminue, la comprime et l’empêche d’exister pleinement (comme Sal et Anon) ? Ou l’autre vision, plus actuelle mais aussi plus brute, dont la sensorialité diminuée peut être si facilement manipulée ? Anon parvient à nous faire ressentir la question plutôt que frontalement nous la poser. C’est quand même un bel exploit.
LES + :
Une vision et un monde aussi atypiques que familiers.
C’est captivant…
LES – :
L’intrigue reste un gros prétexte.
… du coup, c’est aussi lent, parfois (Blade runner 2049 a au moins le mérite de vous rincer l’oeil…)
Il y a bien longtemps, dans une galaxie lointaine, très lointaine vivait Han (Harrison Ford Alden Ehrenreich), pas encore appelé Solo mais vous allez voir, ça va venir très vite. Et puis il s’enfuit et il s’engage dans l’armée impériale par accident. Et puis trois ans après (l’espace d’un cut), il rencontre un wookie appelé Chewbacca et il rejoint le très cool Tobias (Woody Harrelson) et sa troupe de voleurs, parce qu’il a envie de devenir pilote pour partir dans l’espace et rejoindre rapidement sa chérie (Emilia Clarke). Oui parce que tout ça, c’était avant les trucs importants, les princesses, le sauvetage de la galaxie et le reste…
Il y a bien longtemps, dans une galaxie lointaine, très lointaine, La Guerre des Etoiles, c’était bien. Après la prélogie décevante du père George Lucas, on avait autant envie de faire mieux que peur de s’éparpiller. La dernière trilogie étant déjà un prequel foiré sur Vador, Disney faisait peur à en annoncer à tout bout de champ pour meubler entre deux épisodes de son, euh, après-logie.
(PDG de Disney : ) Préparez-en un sur Obi-Wan ! Et un autre sur Boba Fett ! Et pourquoi pas Yoda, aussi ! (Peter, présent par accident : ) Et pourquoi pas ta gueule, aussi ?
Solo, A Star Wars Story : « Sta’ faute ! »
Rogue One était un prequel sur le vol des plans de l’Etoile Noire. Qui ça intéresse ? Pas grand-monde, mais malgré un réalisateur (et un compositeur !) changé en bout de course, le projet fut sauvé et le succès avéré. Sauf que Solo part cette fois perdant sur tous les fronts, peu importe la qualité de la marchandise. Les raisons :
Sa réputation : son duo de réalisateurs doués pour la comédie, Phil Lord et Chris Miller, a été remplacé par Ron Howard. Or le monsieur est un faiseur désincarné capable du pire (Da Vinci Code) comme du meilleur (Apollo 13). Et dans ces conditions, on s’attend au pire.
Sa date de sortie : parce qu’il sort seulement cinq mois après Les Derniers Jedi, fraîchement accueilli. Mais surtout, il arrive juste à la suite d’Avengers : Infinity War et Deadpool 2, et avant Jurassic World : Fallen Kingdom. Bon courage…
Son sujet : la jeunesse de Han Solo. Qui ça intéresse vraiment ?
La Chine : Hollywood compte maintenant moins sur les dollars que sur les yuans pour sauver son business. Malheureusement, LesDerniers Jedi a rameuté beaucoup moins de Chinois que Fast & Furious 8. Et la sortie de Solo là-bas a encore plus confirmé ce désintérêt.
« Youhouuuuuu ! Allez p’tit gars ! Fais-moi péter cette franchise et on rentre ! »
Un film qui la joue solo
Bon. Et maintenant, le film, ça donne quoi au final ? Beaucoup de choses méchantes ont été dites à son sujet, et on imagine que la déception des fans nourrie par les tabloïds y a contribué. La vérité vraie, c’est qu’à l’image de son réalisateur, Solo n’est ni formidable ni médiocre. Il est juste terriblement « moyen », ainsi que daté, dépassé dans sa conception d’un divertissement naïf et sans prise de tête. Ce qui est en quelque sorte une belle qualité, et raccord quand on repense aux débuts de la saga et son Nouvel Espoir assez campy.
Contrairement aux blockbusters et films de genres actuels, noirs et déprimants (l’Episode VIII aussi), Solo : a Star Wars story dégage un parfum de série B des eighties, un charme désuet qui donnerait l’impression qu’il a été exhumé des cartons d’un George Lucas frileux de se planter à l’époque, après ses errements au pays des Ewoks (revoyez La Bataille d’Endor, pour rigoler). Le spectacle est donc correct, mais sans surprises ni vrais coups d’éclats, à part quelques belles régions de l’espace inédites à l’écran (le « Maëlstrom » en tête et le prétendu raid de Kessel). Quant à l’humour, il patine parfois mais peut faire sourire, à défaut de se marrer.
« En route pour une suite ! … Comment ça, « non » ? »
Réussies également, ce dont personne n’avait besoin : les réponses sur la genèse du héros. Alden Ehrenreich ne joue pas telle une moule anesthésiée, comme tout le monde le prétend, et il s’approprie même des fois vraiment les mimiques d’Harrison Ford. Les rencontres avec les personnages clés de la légende (Chewbacca, Lando, le Faucon Millennium) sont enchaînées de façon un peu trop commode. Enfin, les petits nouveaux sont au diapason, c’est-à-dire dispensables : le mentor Tobias (joué par Woody Harrelson, toujours impec), le méchant Dryden (Paul Bettany, jamais gâté par le réalisateur), et bien sûr, la love interest Qi’ra (Emilia Clarke, transparente comme partout ailleurs que dans Game of Thrones). Au final, c’est la droïde L3-37 (Phoebe Waller) qui justifie le plus son existence, par son lien surprenant mais raccord avec le mythique vaisseau Millennium.
Au final
Le fan service est assumé avec application, mais sans passion. Solo reste un bâtard, un rejeton déformé né dans la douleur, et dont personne ne veut vraiment (à l’image d’un caméo totalement inutile dont tout le monde se serait passé). Il a ses qualités, mais qu’est-ce que vous voulez… Terminons sur un détail qui ressemble autant à une pique adressée à Lucas qu’à un troll pour les fans assidus de la saga : oui, cette fois, HAN ! SHOT ! FIRST ! Et ça, j’avoue, ça fait sourire.
LES + :
C’est pas vraiment mauvais. Je veux dire : c’est correctement filmé, les acteurs sont pas si nuls qu’on le dit, les références sont raccord…
Le film tient sa promesse de répondre à tout ce qui fait le personnage de Han Solo.
LES – :
C’est pas totalement bon non plus : les effets spéciaux sont parfois vraiment spéciaux, les thèmes abordés sont maladroitement insérés dans l’intrigue, le caméo de (censuré) est un appel à la suite qui heureusement n’arrivera jamais…
Le film tient trop bien sa promesse : on a l’impression que la légende s’est inscrite en deux jours !
Dans Avengers Infinity War, Thanos, le « titan fou », a enfin décidé d’intervenir en personne dans le Marvel Cinematic Universe. Après s’être emparé hors film de la pierre du Pouvoir (vue dans les Gardiens de la galaxie), il s’approprie la pierre de l’Espace (aka le Tesseract, aperçu pour la première fois dans Captain America). Ce faisant, histoire de prouver qui est le patron, il extermine la team Thor, perdue dans l’espace depuis la fin de Ragnarock. L’homme au gros menton envoie ensuite ENCORE des sbires sur Terre, pour s’octroyer les pierres du Temps (gardée par Doctor Strange) et de l’Esprit (portée par Vision). Heureusement, les Avengers ont été prévenus et organisent la résistance. Pendant ce temps, Thor part à la recherche d’une arme censée vaincre Thanos. Les Gardiens décident quant à eux de devancer ce dernier dans sa recherche des deux dernières pierres…
Avengers Infinity War est la promesse tenue de rassembler tout le casting du MCU autour d’une aventure (en apparence) terminale, avec l’arrivée du tant anticipé Thanos, terreur de l’Univers et possesseur du gant de l’infini. Dès l’introduction, le décor est planté : le bad guy est grand, balèze et vraiment intimidant. Les frères Russo aux commandes du film avaient déjà prouvé qu’ils savaient créer une ambiance ou planter un personnage suivant les besoins (cf. les deux derniers Captain America).
Jésus est arriiiiiivééééééé… !
On est donc soulagé concernant le grand méchant que Marvel a gardé sous le coude pendant dix ans. Contrairement aux serpillières qu’ont affronté les Vengeurs jusqu’à présent, Thanos est un fanatique en croisade, à la fois posé et brutal, et son raisonnement aussi simpliste que tordu peut légitimement faire peur. Cela reste un méchant de bande dessinée, grandiloquent et coloré, mais ses soliloques reflètent des peurs naïves générées par l’urbanisation et une démographie galopantes depuis plusieurs décennies : il veut tuer 50% des formes de vie de l’Univers afin de… le préserver (voir le film pour plus de précisions).
Parce que le faire une planète après l’autre prendrait l’éternité, il veut donc rassembler les pierres d’infinité afin de pouvoir exécuter son projet d’un claquement de doigts. Loki avait averti le monsieur depuis la scène d’ouverture : « Tu ne seras jamais un dieu ». Sauf que Thanos, malheureusement, ne veut pas le devenir, contrairement à Apocalypse, le méchant du film X-Men homonyme.
Il ne veut pas voler sa liberté à quiconque, il ne veut pas imposer sa loi, il ne veut rien gagner, juste accomplir une chose qu’il croit juste et nécessaire (évitons de faire le parallèle avec des groupes religieux/terroristes douteux…). Que son vœu soit absurde ou non (l’Univers étant prétendument infini, on ne risque pas de manquer de vivres ni de place), c’est sa conviction, sa volonté inébranlable à accomplir sa destinée qui le rendent si imposant, si fascinant et dangereux en même temps.
Avengers Infinity War a un méchant intéressant
Certains moments parmi les plus dramatiques ou intéressants sont dus aux dilemmes moraux auxquels on ne s’attendait pas à voir CE personnage être confronté, les sacrifices qu’il doit, LUI, faire et assumer. On ne s’attendait pas non plus à une telle fin, en apparence jusqu’au-boutiste et radicale. On se doute bien qu’une pirouette des scénaristes annulera les conséquences de ce dénouement « choc ». Qu’importe puisque les frères réalisateurs osent au moins conclure leur film sur un sentiment d’achèvement, de conclusion qui aurait pu être authentique et réellement surprenant si l’on ne savait pas que la suite arrivera l’an prochain (ni qu’une scène post-credits annonce déjà le prochain opus du MCU).
Mais il fallait au moins ça pour maintenir l’intérêt. Après 18 films, le MCU rassemble ici une troupe de ouf qui n’a pas beaucoup de temps pour exister individuellement ici, mais qu’importe puisqu’ils en ont déjà eu l’occasion dans leurs films solo. Les enjeux maousses, des catastrophes en rafale et des prétextes fumeux réunissent donc tout ce petit monde plus que des motivations personnelles.
De toute façon, on était prévenu et conscient depuis le départ : Infinity War serait un gros burly brawl de 2h30 prétexte à des bastons qu’on espérait de folie et du spectacle comme Hollywood a hélas perdu l’habitude d’en faire. Les précédentes productions Marvel étaient trop localisées sur Terre ou trop kitsch quand elles se perdaient dans l’espace (Thor Ragnarock ou les Gardiens de la galaxie ont autant de belles choses à montrer que peu de talent pour les mettre en valeur).
L’univers s’agrandit encore
Ce nouvel opus s’ouvre réellement à l’Univers et même à des couches de réalité supérieures, voire intérieures, et il a ainsi de vraies belles choses à montrer, quelque part entre SF et fantasy. Sans compter que niveau action, certaines échauffourées sont jouissives et dignes de la dimension épique et mythologique qu’on prise ces aventures en une décennie (la confrontation avec Thanos sur Titan, Thor rallumant la forge galactique comme le ferait Kratos dans God of War…). Bref, avec un sérieux et un talent technique irréprochables, Avengers Infinity War sait parler au gosse qui est en nous.
Restent les tics auxquels nous avait habitué le MCU et son inévitable escalade :
La p**** de scène post-générique ;
Des ressorts scénaristiques faciles (comme des actes ou décisions absurdes de la part de nos héros) ;
Un humour devenu si habituel qu’il ne marche plus aussi bien ;
Les armures beaucoup trop abusées d’Iron Man et de Spider-Man ;
Les problèmes de virilité d’un Bruce Banner incapable de sortir son Hulk, et qui devient embarrassant plutôt qu’attachant à force de l’entendre se parler à lui-même.
Sorti de ces lourdeurs, Avengers Infinity War surprend et divertit laaaaargement plus qu’espéré. C’est assez pour séduire et passer un excellent moment.
« Rappelle-moi combien t’es payé, déjà ? Parce que j’ai fait le calcul, et si on était payé à la vanne, je devrais valoir largement plus cher que toi. »
LES + :
Un film « tout en un » qui nous en donne pour notre argent.
Du spectacle pop-corn maîtrisé, qui divertit et emballe beaucoup mieux que l’Ere d’Ultron, pour ne pas le citer.
Un antagoniste soigné auquel on ne s’attendait pas.
Une noirceur et un final auxquels on ne s’attendait pas non plus.
LES – :
Il en manque quelques uns (Ant-Man, Hawkeye, Hulk ou presque).
Mark Ruffalo est devenu le nouveau Jar-Jar Binks.
Ça reste un Marvel. Si vous n’aimiez rien avant, vous n’aimerez pas plus maintenant.
Dominika Egorova (Jennifer Lawrence) est une jeune étoile russe de la danse, déchue après que son partenaire lui ait « maladroitement » pété la guibolle en pleine représentation. Des mois plus tard, elle est rétablie mais sans avenir, avec une mère malade sur les bras. Son oncle Vanya (Matthias Schoenaerts), chef en second du SVR, le KGB post-Guerre froide, lui offre alors de devenir espionne. Dominika intègre donc l’école des « moineaux » (d’où « Red Sparrow »), où de jeunes hommes et femmes apprennent l’art de la manipulation et de la séduction. Malgré un cursus difficile, Tonton vient rapidement la chercher pour approcher un agent de la CIA (Joel Edgerton). L’enjeu est de découvrir l’identité d’une taupe au sein du gouvernement russe. Mais pour Dominika, la vraie mission sera de trouver comment sortir de l’engrenage dans lequel elle s’est retrouvée…
Nouveau représentant du thriller d’espionnage porté par une femme fatale, Red Sparrow n’a rien d’un film d’action post-Jason Bourne, et ne possède de près ni de loin aucune scène nerveuse digne de ce nom. Le dernier film de Francis Lawrence (Je suis une légende, Hunger Games) est un pur jeu de manipulations/trahisons, réussi par ailleurs. Il s’avère prenant, atmosphérique, esthétique, et son côté glaçant évoque si bien la Guerre dite « froide » que sans l’intégration de smartphones, on croirait que l’intrigue se déroule trente ans en arrière.
Le fantôme de la Guerre froide
Red Sparrow est techniquement irréprochable, la lumière est magnifique et la mise en scène appliquée. Pourtant, malgré son air vintage, il ne se déroule pas dans les années 80 comme le récent Atomic Blonde (autre exemple d’une espionne à l’ancienne qui en bave, mais différemment). Ici, les seuls piégés dans un passé politique jamais mort à leurs yeux, ce sont les protagonistes, un aspect du film qui rappelle aussi Salt de Philip Noyce. Et le casting est à la hauteur du ressenti, vu tous les vieux briscards ayant répondu présent (Jeremy Irons, Ciaran Hinds, Charlotte Rampling, Marie-Louise Parker etc.).
L’actioner avec Charlize Theron offrait morceaux de bravoure et tubes entraînants. Dans Red Sparrow, on ne « s’éclate » pas autant. La violence est presque toujours brève, anecdotique ou figée dans des tableaux glaçants. Mais lorsqu’elle s’exprime, elle marque (au propre comme au figuré), à l’image d’une scène de torture parmi les plus saignantes et douloureuses que j’aie vues dernièrement.
Red Sparrow déglingue les genres
Une seule chose s’avère plus dérangeante encore dans Red Sparrow, mais son interprétation dépendra de votre débat du moment. Le film met en scène une femme intelligence et psychologiquement forte, même si pas particulièrement héroïque. « Hourra » crieront certaines ? Pas forcément. Si Dominika finit par arriver quelque part, elle aura auparavant été violée (sa mission d’essai), abusée (le traitement subi à l’école des moineaux) et violentée (le SVR ne fait pas de cadeaux aux traîtres, même supposés).
Les hommes ? On n’est pas gâtés : entre le patron obsédé, le tortionnaire sadique, le violeur de douche typique, et un baiser incestueux non rejeté, la J-Law est très mal entourée. Alors du coup : héroïne modèle d’un sexe plus fort que les préjugés, ou énième victime du mâle qui la façonne comme il se la représente (un outil et une p*tain) ? Soyez prévenus, messieurs-dames : qu’on le croie féministe ou misogyne, Red Sparrow saura faire honte aux deux sexes.
LES + :
Pour les nostalgiques, un thriller d’espionnage beau et prenant.
La Guerre froide est un état d’esprit, et il est bien vivant à l’écran.
Une scène de torture qui fait frissonner.
LES – :
Ça va encore jaser quant à savoir si le film est féministe ou misogyne. Mais bon, la belle est une héroïne et les hommes (presque) tous des salauds, alors les deux se tiennent. ^^
Dans Fast & Furious 8, une méga hackeuse insaisissable nommée Cipher (Charlize Theron) vient à Cuba perturber la lune de miel de Dominic Toretto (Vin Diesel). La belle estime le malabar redevable envers elle et connaît sur lui un sombre secret qui va le faire rebasculer du mauvais côté de la légalité. Dom va donc aller faire les courses pour la miss, avec à la clé un dispositif pouvant déclencher la 3e Guerre Mondiale. Pour récupérer leur ami et contrer les plans de Cipher, Hobbs (The Rock) et la Famille vont avoir besoin de toute l’aide possible, anciens partenaires (Mr Nobody/Kurt Russell) comme ennemis (Deckard Shaw/Jason Statham)…
On manquera toujours de pages pour dire combien je vomis Fast & furious 7. Scénario je-m’en-foutiste, sous-intrigues en roue libre, gâchis de talents (dont Jason Statham)… Mais aussi fan service abusé, réalisation en pilotage automatique et recyclage d’une formule qui semblait avoir atteint ses limites. Il y avait en plus de quoi s’inquiéter de la toute puissance d’un Vin producteur. Il s’égarait un peu trop dans ses interviews comme dans ses rôles à l’écran. Sans oublier la place plus importante qui lui serait allouée depuis le triste départ de sa co-star Paul Walker…
Con comme la lune
Eh bien traitez-moi de bipolaire mais cet opus 8 (déjà !?), qui va pourtant encore plus loin que son grand-frère dans le spectacle nawak, s’avère en fait jouissif et orgiaque au plus haut point. J’entends au loin hurler « WTF, bro ? » Certes, The Fate of the Furious (arf) continue à exploiter toujours plus le thème de la famille, à creuser la bromance entre les fortes têtes de son casting, à agrandir davantage la bande jusqu’à user de ressorts dramatiques dignes d’un soap opera (cf. le « secret » de Dom/Vin Diesel), et à faire revenir absolument (presque) toutes les têtes des films précédents, quitte à contredire la logique ou le bon sens.
Oui mais… contrairement au précédent volet, sa connerie assumée n’est cette fois pas pointée du doigt par le non-sens de son intrigue, dont le double fil rouge est ici tenu du début à la fin : Dom devient « rogue » et une méchante hackeuse veut dominer le monde, point barre. C’est bon, envoyez la sauce ! Et niveau sauce, les auteurs redoublent d’efforts pour nous surprendre (notamment les passages à New York et en Russie, complètement fous).
Trop « fast & furious », mais bon…
C’est vrai qu’il y a des ombres au tableau. Il y a tous les points cités plus haut, plus une facilité narrative tutoyant le nanar. Mais ces tares viennent d’une mythologie en place depuis le premier film en 2001. Et à l’époque, on misait beaucoup plus sur la beauferie de supermarché, la fraternité pour les nuls et le bling-bling pour boutonneux (« Trop bien, le tuniiiing ! » grognaient mes voisins de classe il y a quinze ans).
La valeur ajoutée depuis le temps, ce sont un esprit serial un peu casse-gueule mais réjouissant. On nous fait croire ici que cet opus est lié aux deux précédents ? Mais bien sûr. Les rapports de force sont plutôt bien équilibrés. L’humour est bovin, à base de concentré de punchlines débiles (« Je vais t’enfoncer les dents si profond que tu seras obligé de te les brosser par le c** ! »). Les morceaux de bravoure ne sont pas forcément bien filmés mais absolument jamais vus. Sauf dans l’esprit d’un gosse de 9 ans clashant ses tutures dans sa chambre, son jardin, sa baignoire… Même Vin en mode « trouble » laisse respirer ses co-stars mastars The Rock et Statham. Ils ont ainsi le temps d’exister qui leur avait été volé dans le volume précédent. Et on en a pour son argent.
J’ai donc honte de le dire. Moi qui m’attendais à le basher, c’est la triste vérité. En matière de réunion de famille super attendue et de blockbuster à formule spectaculaire, décérébré, décomplexé, assumé et maîtrisé, Fast & Furious 8 fait mieux aujourd’hui que Expendables, tous les James Bond et le catalogue Marvel réunis. Par contre, il serait probablement temps d’arrêter. Sinon, Dom et sa clique vont partir dans l’espace affronter une invasion alien. Comment ? Deux autres films en préparation ? Et m****.
LES + :
Un film qui ne répète pas les erreurs de son grand-frère et qui s’applique même à les corriger.
Si vous aimez The Rock et Statham, vous allez adorer.
Ça va tellement loin qu’on a l’impression de voir le climax jubilatoire de la série entière.
Des idées tellement folles que même moi j’aurais bien voulu les avoir. >_<
LES – :
Certains défauts de la franchise persistent (fan service excessif, drame facile, Tyrese Gibson…).
La fin laisse sur sa faim… car ce n’est pas la fin, justement. >_<
2029. Les X-Men ne sont plus. Aucun mutant n’est venu au monde en vingt-cinq ans. Logan vieux et malade survit désormais à la frontière mexicaine en tant que chauffeur de limo, afin de payer les soins d’un Professeur X qui a perdu la boule depuis un bail. Malheureusement, une compagnie lugubre à la poursuite d’une jeune mutante de onze ans va bouleverser leur quotidien. La petite a besoin de protection pour rejoindre la frontière canadienne, où se trouverait un Eden pour les enfants comme elle. Et qui mieux que le mythique Wolverine pourrait l’y emmener (presque) saine et sauve ?
On nous avait prévenu : Logan serait le dernier opus de la saga X-Men où le mutant griffu serait joué par Hugh Jackman. C’est tout de même dommage de se dire que c’est vers la fin que la Fox, avec le peu de licences Marvel en sa possession, se met à sortir des sentiers battus. Après un Deadpool provocateur, sale et violent, c’est au tour de son rival Wolverine de casser l’image établie par la marque (et non son image de marque). Sauf que cette fois, c’est du sérieux.
Votre Logan, vous l’aimez bien saignant ?
Tout le monde ou presque est unanime, et à raison : Logan est le meilleur opus de la trilogie dédiée au personnage mais également une promesse tenue, du moins dans sa grande majorité. Attention, hein, le dernier film de James Mangold n’est pas le CitizenKane des comic book movies, encore moins l’adaptation littérale de la bédé Old Man Logan (déjà très, très glauque). En revanche, il est tout le contraire du précédent essai du réalisateur. Intrigue sans queue ni tête, Japon pour touristes et acrobaties de cirque laissent la place à un monde crépusculaire, une histoire qui file droit et une violence à deux doigts du hardcore (la gamine distribue des gnons autant qu’elle en mange).
Ce film-ci ne fait pas de fioritures ni de concessions : sang qui gicle, membres coupés, hommes, femmes et enfants, personne n’est épargné. Logan est bel et bien classé R, et pas seulement pour se faire de la pub mais pour respecter la bestialité du personnage. Même le Professeur X jure pour la première fois, et il s’en donne à cœur joie !
Autre bonne nouvelle, ce troisième opus signe bien la fin de la saga X-Men dans son ensemble, et il le fait correctement. Alors apprécions cette prise de position et laissons à la Fox le soin de la rebooter à l’envie et n’importe comment, voire de signer, à l’instar de Sony, un deal juteux avec Marvel pour que les mutants se joignent aux Avengers.
Un peu de B avec ça ?
Forcément, la vie n’est pas parfaite. Le rythme est en dents de scie et si l’histoire suit certes un seul chemin, elle emprunte à pas mal de registres. On passe du western traditionnel à Mad Max (le temps d’une chouette poursuite dans le désert), en passant par de gros relents d’Universal Soldier, le tout calé entre deux saynètes en voiture ou autour d’une table façon « cinéma indépendant ». Mais ces moments bienvenus permettent de développer davantage les personnages, même si ces derniers, pas trop caricaturaux, ne cassent pas non plus des briques. Au moins, l’attente entre deux scènes d’action modestes permet d’en décupler l’impact.
Bilan positif donc, tant pour le personnage que pour la série. Et Hugh Jackman s’autorise une sortie en beauté pour un héros qui, pendant dix-sept ans maintenant, lui aura sacrément collé à la peau.
LES + :
Logan est tout ce que Wolverine n’a pas su être : sombre, violent et carré.
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