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Auto-édition : les 3 étapes clés pour s’auto-éditer

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Si vous voulez écrire et auto-éditer un livre, autant savoir a minima à quoi vous devez vous préparer. Ce n’est rien de compliqué, mais si vous n’êtes pas encore lancé, pourquoi ne pas faire un tour rapide sur les trois étapes que vous allez devoir traverser.

Note : ce qui suit est basé sur une expérience personnelle dans le cadre de l’écriture de fictions.

1) Sachez ce qui vous attend administrativement

Évidemment, la question est de savoir quels sont vos plans pour la suite. Pourquoi voulez-vous auto-éditer un livre ? Pour être lu ? Ou pour avoir une activité professionnelle secondaire ? Pour faire de l’argent ? Plus vous en ferez, de l’argent, plus il faudra vous interroger sur votre statut légal. Notamment, il faut savoir si vous allez devoir déclarer vos revenus aux impôts et à partir de quels montants. Et si vous les déclarez, allez-vous déclarer des BIC ou des BNC ?

Bien sûr, vous pouvez commencer à écrire « pour le plaisir » et voir ce que ça va donner sur la durée. Mais quand viendra le moment, vous voudrez vous adapter rapidement. Faites des recherches. Si vous voulez, vous pouvez vous renseigner auprès des impôts, de la maison des artistes et de votre organisme de cotisation sociale. Ils vous feront balader de l’un à l’autre, mais quelqu’un aura forcément la réponse à vos questions.

auto-editer un livre

2) Votre travail en tant qu’auteur

Pour l’environnement de travail, certains ont besoin de calme, d’autres d’être dans un lieu public. Il y en a qui ont besoin d’un mug débordant de café, d’autres préfèrent le thé et l’odeur de l’encens, tout en ayant leur chat sous la main. Etc. Il y a des génies ou des dilettantes qui écrivent comme ça leur vient, et il n’y a pas de mal à ça. Mais dans le pire des cas (en l’occurrence, le mien), il faut vous organiser. Si vous voulez des idées déterminées et un récit structuré, il faut du travail, de la patience, et surtout se relaxer. Tout vient à point à qui sait attendre.

auto-éditer un livre

Théoriquement, les choses vont se passer comme suit :

  • Vous avez une idée.
  • Vous l’allongez en un synopsis, puis en un traitement de plusieurs pages.
  • Si vous vous basez sur des gens, événements ou lieux réels, vous faites des recherches.
  • Suivant vos recherches, vous triez ce que vous comptez utiliser ou non, et vous décidez de ce que vous allez transformer ou pas (licence artistique).
  • Vos personnages vont parler ? En écrivant vos dialogues, n’hésitez pas à les rendre bavards à l’excès. Dites tout avec eux, tant pis s’ils parlent trop. Après, vous aurez l’occasion d’alléger leurs échanges, en triant ce qui doit être dit et ce que vous pouvez décrire.
  • Vous avez un premier jet terminé ? Maintenant, il faut le relire. Et le relire. Et le relire. Etc. Vous avez besoin de bêta lecteurs. Peu importe votre concentration, des choses vous échapperont toujours. Il vous faut des avis constructifs. Tournez-vous vers des amis dignes de confiance ou des chroniqueurs, pourquoi pas même, des correcteurs professionnels.
  • Grâce à ces retours, procédez aux dernières corrections.

Félicitations, vous avez fini d’écrire, mais pas de vous auto-éditer.

3) La création de votre livre

Déjà, il y a la couverture. Comment allez-vous « vendre » votre histoire ? Attirer le regard et susciter la curiosité ? C’est d’autant plus difficile si vous n’y entendez rien en illustration. Personnellement, je me suis mis à Adobe Photoshop sur le tas, et même encore aujourd’hui, chaque nouvelle idée apporte de nouveaux problèmes. Si vous avez peur ou si vous voulez gagner du temps, tournez-vous vers un illustrateur professionnel (je demande parfois de l’aide par ici). Pensez aussi à la quatrième de couverture, le texte au dos du livre ou sur le descriptif du produit en ligne. Là encore, soyez concis mais intriguant pour donner envie d’en savoir plus.

Il faut avant tout un ebook, mais si vous vous éditez sur Amazon, notamment, vous avez aussi la possibilité de proposer un livre broché. Pour la mise en page, demandez-vous quels logiciels vous allez utiliser. Voici ce qui m’a permis de m’en tirer :

  • Pour faire un ebook : il existe beaucoup de méthodes et de logiciels, mais pour faire un ebook, je me sers de Jutoh, très complet et rapide à prendre en mains. Je crée des onglets, j’y transfère mon texte et mes images, je génère une table des matières et je n’oublie pas d’ajouter couverture et métadonnées. Mais après avoir généré l’ebook, il peut contenir des erreurs. Une vérification par un logiciel de visionnage et d’édition est recommandée, en l’occurrence, Calibre. Espérons que vous touchez un peu en Html et CSS…
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  • Pour faire un livre broché : décidez avant tout des dimensions du livre, en fonction des options proposées sur la plateforme choisie. Ensuite, créez votre livre en fonction. J’avais commencé ma « carrière » sur Word, en créant un template pour la Collection 120. Mais après quelques années, Adobe InDesign est devenu mon meilleur ami. En cas de corrections, plus rien ne saute dans le document, ce qui est une bénédiction. N’oubliez pas de générer une table des matières, et peut-être quelques pages blanches entre les chapitres, pour laisser respirer le lecteur. Amazon propose d’importer le livre en pdf et de visionner le résultat avant de valider, ce qui est salvateur. Enfin, pour ce qui concerne l’ISBN, les plateformes en ligne vous en collent un d’office si vous n’en avez pas déjà.

Vous pouvez auto-éditer un livre

Il reste encore des détails à propos du référencement, du choix du prix et du marketing, tout aussi importants, mais c’est une autre paire de manches. Pour ce qui est d’auto-éditer un livre, vous savez ce qui vous attend.

Avant de tout balancer en ligne, un dernier conseil : protégez votre bouquin. C’est une double sécurité et ça ne coûte pas cher de copyrighter votre travail.

Cet article a été écrit en collaboration avec l’Agence Fanny Cairon.

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Auto-édition : comment écrire un roman d’action ?

écrire un roman d'action

La ligne éditoriale de la Collection 120 est la même depuis 2014 : proposer une divertissement typique du cinéma, pour quasiment autant de temps, mais au format littéraire. À l’avenir, il est prévu que la collection s’élargisse à d’autres genres populaires comme la science-fiction et l’horreur, mais pour l’heure, il s’agit surtout de romans d’espionnage, d’aventures et d’action dans la veine de L’Arme Fatale, Die Hard ou Mission : Impossible, pour ne citer qu’eux. On pourrait croire que si c’est vite lu, c’est vite couché sur le papier. En fait, non. Si vous envisagez de vous y mettre également, voici comment écrire un roman d’action.

1) L’idée

Ça ne se contrôle pas, ça ne s’attend pas et ça ne s’explique pas. On a l’esprit qui part dans tous les sens, et souvent, on voit quelque chose qui fait « tilt ! ». On ne s’empêche alors plus de dériver mentalement à partir de cette image ou de cette idée, parfois pendant des années.

Par exemple, mon obsession pour Deadline, « Die Hard dans un Eurostar », remonte à 1996 après avoir vu la fin de Mission : Impossible, le film. Le roman étant sorti en 2014, il m’en a fallu du temps et de la réflexion, mais aussi de la recherche pour savoir ce que je pouvais me permettre ou non. Autre exemple avec Opération Deucalion, le prochain 120, dont les prémices (on en parle bientôt) m’ont été inspirées par une angoisse quotidienne du temps où j’étais parisien. C’était en 2010, alors que le roman est censé sortir en cette année 2021. Encore une fois, il a fallu beaucoup de documentation entre-temps.

Bref, le point de départ, la graine, vient de tout et n’importe quoi. Et dans mon cas, ça prend racines dans ma tête sans que je ne puisse plus l’oublier, à moins d’écrire un roman d’action.

écrire un roman d'action

2) Le synopsis

Il faut tracer les grandes lignes de l’histoire. On peut écrire un roman d’action en totale impro, mais rien ne garantit que ce sera beau. Il faut savoir d’où on vient et où cela finit. Dans mon cas, je sais souvent très tôt comment j’ai envie de finir, et le jeu consiste à savoir comment en arriver là. C’était le cas avec la fin de Guerre intérieure ou encore celle de Veines Rouges.

J’aime créer des motifs ou exploiter à fond un contexte, une idée, un environnement. Ils constituent le point d’articulation central de l’histoire, ce qui crée naturellement des situations et des rebondissements. Dans Veines Rouges, l’idée de départ était : transformer un banal roman de gare en carte au trésor. Comment exploiter les spécificités d’un roman, son contenu, sa couverture, pour contenir des indications qui feront avancer la narration ? Ce fut également un travail d’illustration chronophage pour obtenir tous les visuels nécessaires.

Il faut aussi compter avec ce qu’on peut se permettre. Écrire un roman d’action, c’est créer un enchaînement de situations ayant un lien et des conséquences entre elles. Quand elles ne sont pas « logiques » ni nécessaires, il faut au moins qu’elles soient « acceptables » (j’appelle ça la règle du « pourquoi, pourquoi pas »). Même quand les scènes d’action sont excessives, exubérantes ou farfelues, la suspension d’incrédulité ne doit pas être ignorée.

écrire un roman d'action

3) Les dialogues

En plein milieu d’écrire un roman d’action, c’est mon petit plaisir à moi. Quand j’ai rédigé le synopsis, j’estime en être à 60 % du travail. De gros passages sont surlignés en jaune, avec généralement une instruction pour moi-même : « développe ceci », « décris le lieu », « renseigne-toi sur cela », etc. Aussi, il manque encore des explications sur comment passer d’une situation à une autre, ou comment naturellement amener un sujet dans une scène. Écrire des dialogues m’aide alors beaucoup à avancer.

Des fois, ce sont des réparties que j’avais déjà en tête (j’en avais beaucoup pour Max Force, par exemple). D’autres fois, écrire une conversation entière et sans chichi me permet de mieux situer les choses. Ensuite, comme au cinéma, on taille dans le gras. Et comme on n’est pas au cinéma, idéalement, autant ne garder dans les dialogues que ce qui doit être dit, et se servir du format littéraire pour amener autrement le reste des informations.

écrire un roman d'action

4) Écrire un roman d’action pour de bon

Il est temps d’écrire les 40 % restants. C’est contraignant, et parfois même, ce n’est pas amusant. Mais c’est là qu’on ressent qu’écrire un roman d’action est un vrai « travail ».

J’écris alors beaucoup et sans réfléchir pour combler les manques indiqués en jaune dans le synopsis. Très souvent, de nouvelles idées me viennent, parfois même, les meilleures. Ensuite, c’est un travail de lecture, de re-lecture, de re-re-lecture pour affiner, pour être sûr qu’un paragraphe, une ligne, un mot n’a pas besoin de changer ou de sauter pour des raisons de rythme. C’est la Collection 120, après tout (pour 120 minutes de lecture… plus ou moins ^^). C’est un défi d’écrire un roman d’action allant à l’essentiel sans qu’il ne paraisse pour autant « rushé ».

Bien sûr, il y les étapes inévitables que sont la correction, la mise en page, l’illustration de couverture, les visuels divers, etc. Mais pour ce qui est d’écrire un roman d’action, voilà comment les choses se passent ici. Verra-t-on prochainement d’autres auteurs et d’autres genres dans la Collection 120 ? Je l’espère, en tout cas. Et vous, qu’en pensez-vous ?