Test rétro : bilan mois de septembre 2020

L’été est fini. Il est temps de se remettre au boulot et de jouer, jouer, jouer comme un soûlot ! Au menu « test rétro » du mois de septembre, il y a eu du FPS à foison. Mais surtout, j’ai eu une bien curieuse réalisation : les PNJ, des fois, ils sont très cons. En avant pour l’explication.

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Cold Winter (PS2, 2005)

Dans Cold Winter, vous êtes Andrew Sterling, un ancien SAS qui ne fait pas dans la dentelle. Sauvé d’une prison chinoise puis recruté par un ancien copain, vous et Kim, votre fille adoptive/disciple, vous effectuez des missions top secrètes pour sauver le monde d’une apocalypse nucléaire imminente.

Édité par Sierra (ce qui intrigue tout de suite) sur PS2 et Xbox, le test rétro de Cold Winter a été une bonne surprise sortie de nulle part. En tant que FPS, il ne casse pas des briques. Vous avancez, vous tirez, et même si elle est suggérée, l’infiltration peut aller se faire n***er. Andrew ne porte pas de smoking et a tendance à tout péter, la faute à un game design ultra linéaire. En plus, les armes sont sans imagination, autant que le gameplay, et vos ennemis se comportent comme de la chair à canon. Mais le diable se cache dans les détails.

Bien que dénué de génie, Cold Winter se joue sans déplaisir. Déjà, techniquement, il ravit l’œil pour de la PS2 du milieu des années 2000. Ensuite, la violence est totalement héritée de Soldier of Fortune. Vos ennemis couinent, perdent des membres et explosent à la première occasion, avec un réalisme (d’époque) qui ferait froid dans le dos. Mais la meilleure plus-value du jeu, c’est son histoire et sa narration. Tout le monde se prend très au sérieux là-dedans, et cette gravité bénéficie de la direction, de l’écriture et même de la musique adéquates.

S’il avait été un film d’espionnage, Cold Winter aurait été à James Bond ce qu’il est aux FPS du genre : une excellente série B. Pas le genre d’expérience qui vaut dix balles, mais si vous êtes collectionneur, ou si vous le trouvez pour moitié moins, le rapport qualité-prix est là.

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Crysis 3 (Xbox 360, 2013)

Après les événements de Crysis 2 et la victoire sur les Cephs, préparez-vous à un bond de vingt-quatre années dans le futur. Vous vous réveillez à New York, sauvé par des rebelles dans un monde gouverné par CELL. Il s’agit d’une méchante corporation ayant le monopole sur la technologie alien, qu’elle exploite à son profit. Pas de pot, dès votre réveil, les Cephs suivent, avec à leur tête l’Alpha Ceph, décidé à finir l’extermination de notre espèce.

Suite et fin de ma découverte de la trilogie Crysis avec ce test rétro du troisième opus. J’ai envie de dire « merci, mon Dieu ! ». C’est bizarre, car ce ne sont pas de mauvais titres. Techniquement, ils sont très bons, et le gameplay s’améliore de jeu en jeu. Dans celui-ci, vous vous baladez dans New York revenue à l’état sauvage, armé d’un arc qui autorise de belles incursions furtives.

Votre mobilité est accrue, vos armes ont des dizaines d’accessoires différents facilement sélectionnables, les combats ne sont pas trop punitifs et le jeu finit sur une conclusion satisfaisante.

Mais voilà, ce test rétro de Crysis 3 fut aussi fade, sinon plus, qu’avec ses prédécesseurs. Déjà, il est porté par une histoire qui, plus que jamais, fait office de prétexte (« Un bond de 24 ans dans le futur ? Sérieux ?! »). Mais j’ai eu le sentiment d’y traverser des arènes plus petites et moins inspirées que dans l’opus 2. Illusion ou pas, mon ressenti était tel que je me demandais ce que je fichais là, tant dans l’histoire qu’avec mon pad en mains.

La trilogie a fait son petit effet dans l’histoire du genre, mais rétrospectivement, difficile de dire qu’elle a vraiment fait date. Crysis 3 n’étant pas rare, il se trouve à 90 centimes chez vos revendeurs préférés, sur Xbox 360 et PS3. On ne peut pas parler d’argent perdu.

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Rainbow Six Vegas 1 & 2 (2006 & 2008, Xbox 360)

Dans Vegas 1, vous êtes Rainbow Six, une brigade d’intervention anti-terroriste. Vous débarquez à Las Vegas pour contrer une attaque d’envergure, et empêcher la mort de millions d’innocents. Dans le jeu suivant, vous êtes une autre équipe, intervenant plus tôt en journée, jusqu’à un saut dans le temps pour clore les événements pour de bon. Le tout s’emboîte bien ensemble.

Dans les Rainbow Six Vegas, vous dirigez trois gaillards. Vous incarnez le commandant et donnez constamment des instructions à vos partenaires. Je comprends l’engouement pour ces jeux, et je comprends également pourquoi il est plus agréable d’y jouer en multi avec des copains. Mais même seul, une fois qu’on a le coup de main, ils sont diablement fun. J’en regrette même qu’Ubisoft ait abandonné l’idée d’une campagne solo pour Rainbow Six Siege (eh oui, Peter n’a pas d’amis, seulement des Curly).

J’avoue, la première moitié de mon test rétro de Vegas 1 fut pleine de frustration. Les commandes sont simples et directes, mais je m’emmêlais encore pas mal les pinceaux pour guider mes hommes. Parfois j’ouvrais une porte, au lieu de leur dire de s’y poster ou d’utiliser la micro-caméra. Mais dans la deuxième partie, tout se déroulait beaucoup plus fluidement. Arrivé à Vegas 2, nous étions de vraies machines de mort. Il était bien plus facile de se mettre à couvert, prendre en tenaille les ennemis, les arroser de grenades et leur mettre du plomb dans la tête.

La raison de ce revirement ? Il m’a fallu du temps pour réaliser que mes potes n’ont AUCUN ESPRIT D’INITIATIVE. Si vous leur ordonnez de se mettre à couvert quelque part, ils y resteront à moins de leur dire de vous suivre. Normal, donc, que je me fasse trouer la peau s’ils sont restés trois salles derrière ! En plus, on n’échappe pas à quelques morts cheap (à cause d’un lâche planqué à un croisement, ou d’une embuscade de chacals totalement scriptée).

Bref, vos partenaires sont efficaces à condition de ne jamais les oublier. Et à partir de là, Rainbow Six Vegas 1 & 2 ont une saveur difficile à regretter, encore moins si vous jouez sur PC.

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Call of Duty 3 : En marche vers Paris (Xbox 360, 2006)

En 2006 sortait un autre poids lourd du FPS, sur PC, PS3 et Xbox 360. Le souci, c’est que je m’y suis mis juste après Rainbow Six Vegas, dont j’avais encore les mécaniques en tête. Une fois chopé le coup de main, vous ne vous sentez jamais seul dans Vegas. Vous avez deux coéquipiers et, bien coordonnés, ils ne vous laissent jamais tomber. Dans Call of Duty 3, vous enchaînez des scènes de guerre totalement scriptées qui sont devenues les bases de la série encore aujourd’hui. Vous n’êtes jamais seul, puisqu’un bataillon entier vous suit, mais vous vous sentirez TOUJOURS ABANDONNÉ.

Pour moi, le fun meurt dans un FPS quand : 1) vous êtes entouré d’une pléthore de gens inutiles, et 2) tous les ennemis vous considèrent comme le seul homme à abattre. Dans ces moments-là, on apprécierait un peu de soutien, même moral. Laissez tomber. Ici, vos potes ne servent qu’à décorer et, occasionnellement, à bloquer le passage quand vous voulez échapper à un feu nourri. Quand on a savouré le gameplay tactique de Rainbow Six Vegas, un tel décalage fait mal.

Ne soyons pas absolument négatif. En matière de spectacle, Call of Duty 3 marque le vrai début des champs de bataille et des scripts « bigger than life » de la franchise, et vous avez parfois l’occasion de conduire une jeep ou un tank. Par contre, on se passerait de certains QTE inutiles et parfois frustrants (« Pagayer ? Vraiment ?! »).

L’éditeur étant un crevard, ne comptez pas vous le procurer en ligne, car il coûte encore vingt balles. Si vous êtes motivé pour y jouer, la version physique est plus abordable, à condition de la trouver sur les étalages d’un vendeur d’occasions.

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Aliens : Colonial marines (Xbox 360, 2013)

Le jeu fait suite au film Alien 3, et se passe sur LV-426, planète du deuxième épisode. Vous êtes un marine abordant le Sulaco, vaisseau du film de Cameron, qui ne devrait pas être là. Évidemment, les choses dérapent, et vous vous écrasez avec vos potes troufions sur la planète maudite. Souci : la surface grouille d’aliens et de mercenaires de la compagnie. Les uns veulent vous bouffer, les autres vous éliminer avant que vous ne découvriez les expériences se déroulant ici.

Aliens : Colonial marines n’a pas une fameuse réputation. Si je me souviens bien, Gearbox aurait sous-traité divers aspects du développement à différents studios, lesquels auraient eux-mêmes sous-traité. Normal que le jeu ne ressemble à rien de solide. Il se joue, certes. Mais techniquement, on est tellement à la ramasse que ça pourrait être un gros DLC pour Homefront, le jeu boiteux de THQ. C’est peut-être mieux sur PC, mais sur Xbox 360 et PS3, on a droit à la totale : animations sommaires, aliasing prononcé, textures tardives, etc. C’est la louze.

Le pire de ce test rétro ? L’IA. Vous êtes presque toujours obligé de vous balader avec une ou deux cervelles d’huîtres, qui pourraient aussi bien ne pas être là. Non seulement vos tirs et vous-même passez à travers, mais lorsqu’ils font feu, c’est toujours dans le vide ! Résultat, vous commettez encore des erreurs « naturelles » en pensant abusivement qu’on vous couvre. Les aliens, eux, savent que vous avez meilleur goût, alors ils vous sautent tous dessus. Dans de telles conditions, toute animation contextuelle devient fatale.

Mais je préfère rejouer à Aliens : CM en entier qu’à un seul niveau de Homefront. Il y a quelque chose de satisfaisant à pouvoir customiser les armes du film et leurs variantes inédites, et à redécouvrir ces lieux et cette esthétique si singuliers. Et puis bon, aujourd’hui, on ne paie plus le prix fort pour pouvoir y jouer. Sachez juste dans quoi vous vous embarquez.

Pour finir sur une bonne note

La place me manque pour un autre test rétro. Mais si vous cherchez des jeux PS2 pas chers et sans prise de tête, je recommande 007 : Espion pour cible. Il est un peu trop court et facile (et cliché à mort), mais il demeure très amusant grâce à ses gadgets et à ses courses en voiture. Project Snowblind vaut également le coup d’œil. Vous incarnez un cyber soldat en guerre dans une Hong Kong futuriste, et vos pouvoirs et armes sont un plaisir à manier. Quant à la mise en scène et à la technique, elles sont des plus exemplaires pour l’époque.

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12 octobre 2020

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