Max Force

Pour Max Force, tuer, c’est vraiment un jeu d’enfant.

Suite à une croisière qui a mal tourné, Max et Céline, deux adolescents, se retrouvent livrés à eux-mêmes sur une île tropicale isolée. Par la force des choses, ils vont être confrontés à des pirates locaux, des mercenaires américains et des néo-nazis fanatiques, tous à la recherche de la même mystérieuse cargaison.

Ce que personne n’aurait pu prévoir, c’est que Max est en réalité un espion formé par le gouvernement français, un sale petit secret entraîné depuis le berceau à infiltrer et tuer…

Acheter Max Force sur Rakuten Kobo

Acheter Max Force sur Fnac.com

L’avis des lecteurs

“Tous les ingrédients phares d’un roman d’espionnage. J’avais vraiment l’impression d’y être. […] Une fois plongé dedans, vous ne pourrez pas vous en passer.”
linstantdeslecteurs.blogspot.com

“[Ce roman] m’a donné l’impression d’être en plein film, l’action est présente du début à la fin. [L’auteur] avec son style et sa plume dynamique m’a donné l’impression d’être au cœur des événements.”
lesmilleetunlivreslm.over-blog.com

Notes d’intention

Tout comme Désordre Intérieur, avant d’être un roman d’action, Max Force fut à l’origine un scénario rédigé en 2008. Il partait d’une ambition simple : se faire plaisir. Mais se faire plaisir n’est jamais vraiment simple dans la vie, et l’on est très vite confronté à certaines réalités qui heurtent la sensibilité et le bon sens du cinéphile qui a grandi avec les excentricités du cinéma pop-corn des glorieuses années quatre-vingt.

À notre époque actuelle, une relation triangulaire évidente (en tout cas pour moi) existe dans les rapports entre la jeunesse, le cinéma, et l’actualité du monde : le monde influence le cinéma, le cinéma influence les jeunes et le jeunes sont l’avenir du monde. Même si le jeu vidéo remplace de plus en plus le cinéma, il emprunte toujours davantage ses codes narratifs et de mise en scène au 7ème art. On choisira donc de conserver ce médium comme base de la réflexion (même si on parle d’un roman d’action).

Un roman d’action léger…

C’est à partir de ce constat personnel et fichtrement pessimiste qu’est né Max Force, seize ans et déjà vétéran des services secrets français. Un amalgame débridé entre les personnages de James Bond et Jack Bauer, ici lâché dans une aventure qui jette les bases d’un univers haut en couleurs, au croisement d’Indiana Jones et de Die Hard, tout en payant son tribut aux mangas japonais, qui ont depuis longtemps compris la technique pour incorporer de jeunes adolescents aux histoires d’action et d’espionnage musclées.

L’outrance et l’exagération, l’enchaînement fluide mais abusif de scènes d’action et rebondissements sont ici tout à fait volontaires et correspondent plutôt bien à ce que l’on espère trouver dans un roman d’action et d’aventures. Au même titre qu’une épopée du célèbre archéologue au chapeau, il y aura toujours un artifice (une trappe, un levier, une arme perdue) susceptible de tirer le héros du pétrin, des trahisons en tous genres, des scènes de destruction massive, sans compter une brochette de méchants grandiloquents.

… mais aussi très dur

Dans le monde de Max, on sait qu’on tire sur l’absurde. Mais on va tenir la barque jusqu’au bout et donner exactement ce qui était promis. Attendez de l’exotisme, du délire, de l’action, et (un peu) d’humour. Les seules facilités n’étant pas citées littéralement dans le texte sont des détails à mettre sur le compte de l’efficacité.

Mais même pour un roman d’action, ce serait trop simple de faire fi de tout regard adulte. Le récit rappelle donc parfois que la gratuité apparente et la folie permanente de l’histoire cachent un sujet horrible. Max constitue, grâce à la magie de l’imagination, un petit miracle d’équilibre entre la maturité de l’âge adulte et la fraîcheur de la jeunesse.

Fantasme inversé

C’est peut-être là qu’intervient le second point important sur les origines de cette histoire. Comme beaucoup d’enfants jouent aux cowboys et aux indiens, tout adolescent rêve de sa vie d’adulte. Au lycée, je rêvais aux mêmes aventures extravagantes (quoique peu enviables) que vivaient le Professeur Jones ou 007. Mais il ne s’agissait que de fantasmes.

Je me disais que plus tard, ce serait cool de tuer des méchants et déterrer des trésors. Max Force est le contre-pied de ce mode de pensée : un adulte (moi) rêvant à un ado tuant des méchants et déterrant des trésors. Le genre de choses que l’homme responsable que je suis, avec un minimum de bon sens, ne saurait envier.

Enfance corrompue

Les atrocités de la réalité passent à travers le regard déformant du jeune Max (ou du roman d’action/aventures). Max est un enfant violent, adepte du second degré, lâché dans un ersatz de film de pirates. Les films mainstream hollywoodiens traitant d’enfants espions sont toujours à l’attention de très jeunes enfants. Pas Max Force, qui est un livre à destination de jeunes adultes.

Le film et/ou roman d’action que j’avais connu petit était vecteur de sensations fortes. Et cela, justement, grâce à sa violence décomplexée. Une scène de torture ou un genou éclaté à la mitrailleuse provoquaient à la fois frayeur, excitation et catharsis. Pour qui l’ignore encore, j’ai découvert Piège de Cristal à dix ans, et c’était mon premier vrai choc de cinéma.

J’espère que ces extravagances répondent aux exigences fixées à l’origine. Max Force propose un héros jeune identifiable, agréable à suivre. Ce roman d’action efficace et sans temps mort est beaucoup plus proche de L’Arme Fatale que de Spy Kids.


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *