Veines Rouges (Deadline 2)

Quatre ans après Deadline, la fiction dépasse à nouveau la réalité.

Sur une scène de crime, l’inspectrice Catherine Ambrose découvre un étrange roman de poche. Apparemment, ni l’auteur ni le titre n’ont jamais existé. Pourquoi un faux aussi abîmé, ancien et quelconque était-il si bien caché par son propriétaire ? À court de pistes, l’enquêtrice va chercher conseil auprès de Christian Novell, romancier à l’imagination fertile.

Le pauvre déterre vite un secret vieux de quarante ans, la clé d’une richesse qu’espions et trafiquants cherchent à s’accaparer par tous les moyens. Aspirés dans un engrenage qui ne les lâchera plus, Christian et Catherine vont prendre part malgré eux à une chasse au trésor qui les mènera en plein cœur du Brésil. Que vont-ils découvrir ? Et surtout, reviendront-ils vivants ?

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L’avis des lecteurs

“Un très bon moment. […] Une fois encore, l’action est présente tout le long, et il me semble avoir passé certains passages en apnée, tellement la tension était palpable.”
cocodelecturebelge.blogspot.com

Notes d’intention

Au tout début, Deadline était un scénario finalisé en 2008. Il avait été pensé comme un récit action allant à l’essentiel, reposant surtout sur son pitch (plus de détails ici) et un rythme soutenu. C’est pourquoi de tous les opus sortis dans la Collection 120, il était le plus court, le plus « brut » dans sa narration, sacrifiant un peu du développement de ses personnages. Normal, pour un scénario. S’il avait été tourné, les acteurs et d’autres intervenants y auraient modifié quantité de choses. Une fois devenu un roman en 2014, j’avais décidé intentionnellement de procéder au moins de modifications possibles, pour que la lecture demeure brève et que le lecteur s’approprie réellement l’histoire. Mais c’était aussi pour pouvoir témoigner de mon évolution quelques années plus tard.

Des débuts modestes

Mais tout comme Max Force ou les héros de la Trilogie intérieure, Christian Novell et Catherine Ambrose avaient déjà commencé à avoir une vie propre dans mon imaginaire. Et comme pour Max et la famille Culver, la suite de leurs aventures m’est venue au fil du temps. Onze ans après leur première esquisse, le romancier et la policière ont pris davantage d’épaisseur dans ma tête. Dans l’optique d’écrire une suite à leurs mésaventures, il fallait me fixer des objectifs clairs, comme je l’avais fait pour les deux autres séries phares de la collection. Mais il s’agissait du troisième « numéro 2 » auquel je m’attelai après Guerre Intérieure et Max Force 2. Comment écrire une suite autrement, par rapport à ce que j’avais déjà fait avant ? Il fallait donner une orientation inédite à cette histoire.

Dans Guerre Intérieure, l’idée était d’embrasser à fond le principe de la suite « bigger and louder », habituel au cinéma hollywoodien. Max Force 2 opérait quant à lui une sorte de mise en abîme, un « faux remake » du premier, cette fois avec le héros en position d’observateur. Après les thrillers d’action purs, Max Force 3 était déjà un premier pas concluant dans une nouvelle direction. Avec la suite de Deadline, il fallait trouver l’argument qui permettait de continuer à expérimenter de nouvelles choses.

Une ambition de grandeur

Il y a un genre (ou sous-genre) auquel j’ai très longtemps souhaité m’essayer : le film d’aventures. Enfant, comme beaucoup d’autres, je regardais souvent les Indiana Jones, À la poursuite du diamant vert et autres Allan Quatermain. Il me semble même me souvenir d’un truc appelé le Temple d’Or avec l’inénarrable Chuck Norris. Aujourd’hui, l’enfant du cinéma que je suis se trouve plutôt à la diète dans ce genre coloré, si l’on omet les adaptations « meh » des romans de Dan Brown (Da Vinci Code et compagnie) et deux ou trois efforts oubliables (Bienvenue dans la Jungle, Benjamin Gates…). Il faut davantage se tourner vers le jeu vidéo pour vivre les aventures les plus inventives et fun en la matière, la série Uncharted en tête.

Bref, j’avais une envie, un besoin d’aventure qui transparaît à l’occasion dans Max Force ou Force Intérieure. Mais il ne suffisait pas de larguer mon romancier malchanceux en pleine jungle sur un prétexte fumeux. Il fallait une raison acceptable et des énigmes ludiques et bien pensées. Fort heureusement, après quelques temps de réflexion, tout ceci m’est venu. La machine était prête à être lancée. Le changement était là. Il fallait juste assurer la continuité.

Les règles du jeu

De Deadline, Veines Rouges conserve ses deux personnages principaux, ainsi que le même argument que le premier opus. Christian Novell se retrouve mêlé malgré lui à une histoire incroyable, gravitant autour d’un livre dont il est le seul à connaître le secret. Sorti de cela, bienvenue dans une enquête policière tournant rapidement au jeu de piste, pour une série de rebondissements et de découvertes mixant film d’aventure traditionnel et espionnage moderne.

Parce qu’il est délicat de raconter une fiction qui surprenne en s’inspirant d’une légende trop connue, Veines Rouges invente ses propres mythes (antiques, mais aussi d’espionnage) afin de préserver un sentiment de réelle découverte. Mais il développe aussi l’histoire de Christian et Catherine, quatre ans après Deadline. Il était également très amusant et stimulant de trouver le bon équilibre entre les compétences et motivations de chacun. Il fallait justifier leur rôle dans la résolution des énigmes posées par le livre, mais aussi leur investissement tout au long de cette histoire de fou.

Veines Rouges, ou la déveine d’un héros

Il y a des leçons à tirer de l’aventure Veines Rouges. Celle que j’ai apprise, en m’attelant à l’écriture d’un genre différent de mes précédents essais. Celle que l’histoire tend à transmettre sans jamais chercher à être moralisatrice. Enfin, celle à retenir sur la pertinence d’un (sous-)genre en soi : le serial d’aventures « à la Indiana Jones ».

Pendant encore combien d’années et/ou de tentatives sera-t-il encore possible de proposer de nouvelles quêtes palpitantes ou divertissantes aux lecteurs, aux spectateurs ou même aux joueurs ? Veines Rouges essaie en tout cas d’être une aventure mémorable et captivante jusqu’à sa dernière page. J’espère que vous apprécierez cette escapade et, pourquoi pas, que vous aurez envie de la relire à nouveau.


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