Deadline

On dit que la Vie imite l’Art…

Christian Novell, écrivain anonyme et angoissé, découvre que son prochain roman a été volé par des terroristes. Leur but : adapter son livre.

L’auteur, piégé dans le tunnel sous la Manche, et Catherine Ambrose, inspectrice tenace de la police parisienne, sont désormais les seuls à pouvoir empêcher une tragédie d’arriver dans les prochaines heures. Et pourtant, ils ne se sont jamais rencontrés…

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L’avis des lecteurs

“Énormément de rebondissements, d’action et de réflexion […] L’auteur a su trouver la “chose” que l’on ne lit pas partout.”
cocodelecturebelge.blogspot.com

“Ce roman promet deux heures de lecture et quelles heures ! Une histoire sans aucun temps mort […] L’auteur a une plume très agréable et a su donner un très bon rythme à son histoire. Merci pour ce moment intense de lecture.”
lesmilleetunlivreslm.over-blog.com

Notes d’intention

Deadline est mon premier roman d’action, et même mon premier roman tout court. Il est adapté de mon deuxième scénario et issu de ce qui est probablement le plus ancien de mes fantasmes. A l’époque, j’étais au collège et avais été fortement impressionné par le final grandiloquent et invraisemblable du Mission : Impossible de Brian De Palma. Ignorant encore tout du fonctionnement d’Eurotunnel (voyager n’était pas mon fort, et à la fin des années quatre-vingt-dix, Internet n’était pas si top), je m’étais dit alors que ce serait cool de situer un film d’action dans un lieu clos aussi emblématique.

Lorsque je fus plus tard capable de donner corps à mes écrits (d’abord sous forme de scénario, puis en roman d’action), il fut difficile d’en faire le trip violent et décérébré que je m’imaginais plus jeune. Ceci était dû d’une part à mon évolution (en tant que public comme en tant qu’auteur), mais également à la conception du tunnel, qui nécessitait des compromis que je ne trouvais pas encore. Je mis alors cette idée en attente et me concentrai sur Désordre Intérieur et Max Force, qui deviendraient aussi chacun un roman d’action.

Débuts difficiles

À l’époque où j’écrivais Désordre…, les premières versions de l’histoire situaient l’intrigue à Paris, et les héros devaient être un romancier malchanceux et sa petite amie agent des services de renseignement français. Un couple surréaliste composé de personnages que j’estimais rafraîchissants. Malheureusement, je trouvai vite qu’introduire un genre inhabituel de héros par-dessus une intrigue chargée en rebondissements allait compliquer les choses.

Je gardai donc l’argument de départ de l’histoire (un attentat sur une grande ville), mais je délocalisai l’action aux États-Unis en choisissant plutôt des archétypes du cinéma américain. Je me jurai bien alors que mon écrivain malchanceux et son amie reviendraient plus tard obtenir gain de cause. Un autre aspect qui m’intéressait déjà à l’époque était de développer deux intrigues se déroulant en parallèle, et là encore, ce principe fut gardé et exploré pour Désordre Intérieur, pour obtenir ce que je qualifie moi-même d’anti-buddy movie (mais quelle formulation employer maintenant qu’on est dans la catégorie “roman d’action” ?).

Nouvelle voie

Mais alors, que me restait-il pour Deadline ? Je jurai bien d’en faire quelque chose. Mais il me fallut encore quelques années pour parvenir à une intrigue acceptable, tout en impliquant à la fois Eurotunnel, un romancier poissard et un dédoublement de point de vue. Soit à la fois un lieu, un personnage et un concept excitants à mes yeux. Cependant, à cause de leur origine commune, plusieurs détails exploités dans Désordre Intérieur sont réutilisés dans Deadline. En revanche, cela a des implications différentes :

  • le traumatisme de Novell et son traitement médicamenteux, cumulant les problèmes des deux Culver père & fils dans Désordre Intérieur,
  • les deux intrigues en parallèle, cette fois carrément indépendantes l’une de l’autre,
  • ou bien sûr le même rythme enlevé dans l’action.

La mésaventure de Christian Novell se veut plus exubérante que celle de son aîné. Mais elle ne cherche pas à être plus spectaculaire, ni à pousser la surenchère plus que nécessaire.

Correspondances

Finalement, le scénario de Deadline prit forme après cinq ans de réflexion tranquille. Sa déclinaison en roman d’action arriva trois ans plus tard. Bien sûr, j’ai dû faire des choix au nom de l’efficacité. Mais ces décisions s’avèrent cependant plus ou moins justifiés aujourd’hui :

  • le téléphone et Internet semblent maintenant parcourir l’ensemble du Tunnel,
  • d’autres TGV qu’Eurostar (par exemple Thalys) ne seraient – à l’heure où j’écris ces lignes – pas loin d’être autorisés à traverser. Du moins, sitôt que de nouvelles rames répondant aux normes du tunnel seront mises en circulation.

Il reste encore quelques petites entorses à la réalité, notamment sur l’aspect structurel des TGV censés circuler sous le Tunnel. Mais je laisse le soin aux connaisseurs de les remarquer.

Terminus

Il est amusant de voir que repousser constamment la rédaction de cette aventure (quinze ans !) me permit au final la mise en place de tous les éléments susceptibles de la rendre aussi tordue que réjouissante. Deadline, le roman d’action, offre l’extravagance d’un complot jamesbondien, auquel se retrouvent confrontés un gratte-papier nerveux et une Jason Bourne au féminin. Un programme plutôt aguicheur pour un public comme moi.


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