Si jeune et déjà obsolète.

Max Force fait face à un nouveau défi. Au cours d’une mission secrète, un mystérieux groupe apparaît : des enfants espions aussi doués que lui, peut-être même plus. Qui sont-ils ? Qui les commande ? Quels secrets se cachent derrière leur force anormale et l’éclat étrange dans leurs yeux ?

C’est le début d’une réaction en chaîne explosive, qui mènera Max et son père à questionner leur sens des responsabilités, et surtout leur humanité. Rien ne sera plus jamais comme avant.

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L’avis des lecteurs

“L’action démarre dès les premières pages et reste présente jusqu’à la fin. […] L’écriture est tonique, cinématographique, imagée, c’est simple, on a l’impression d’être au cœur d’un film d’action.”
lesmilleetunlivreslm.over-blog.com

“Jamais de temps morts, une histoire bien sombre, un rythme incessant, le lecteur se retrouve le souffle coupé tellement les révélations sont incroyables ! […] Le côté cinématographique est toujours aussi présent et rend cette série toujours si imagée et vivante, pour notre plus grand plaisir !”
evasionslitteraires.com

“Action et réflexion ! […] Un bon moment de détente, de sourires et de péripéties, grâce à un style fluide et coloré ! Vous entrerez dans ce monde d’espionnage fun aux côtés de Max Force.”
linstantdeslecteurs.blogspot.com

Notes d’intention

Chaque roman fondateur de la Collection 120 (Deadline, Désordre Intérieur et Max Force) était un scénario rédigé dans le courant de l’année 2008. Pour l’anecdote, ils avaient été l’objet d’un jeu rigolo de chaises musicales dans la tête de leur auteur. Ainsi les héros et antagonistes de Deadline devaient-ils à l’origine être ceux de Désordre Intérieur, tandis que Max Force était adapté d’un synopsis prévu pour une (des) suite(s) de Deadline. Rien ne se perd, tout se transforme ! Dans cette même logique, le futur de Max tel qu’il se dessine aujourd’hui, ses épreuves et ses ennemis empruntent énormément à l’univers d’un quatrième héros auquel je pense depuis l’enfance, et qui n’a toujours pas réussi à se payer sa propre série. Mais ceci, comme on dit, est une autre histoire.

Max Force 2

Max Force 2 : la preuve par 2

Roman ou non, une première suite a toujours divers objectifs à remplir pour devenir mémorable et/ou pertinente. Malgré un gros paquet d’échecs, on compte une quantité de suites réussies qui transcendent et/ou changent la donne de bon nombre de franchises. Me viennent en vrac Aliens, Le Parrain 2, Terminator 2, L’Arme Fatale 2, La Mort dans la peau, The Dark Knight, The Raid 2… Même le jeu vidéo n’échappe pas à quelques perles d’inspiration cinématographique explosant leurs prédécesseurs tels qu’Uncharted 2 ou le vertigineux et méta Metal Gear Solid 2.

Max Force 2 n’échappe pas à la règle, même s’il n’a jamais cherché à décalquer un quelconque modèle. Voici toutefois un petit florilège d’influences que j’ai décelées après coup, et pas forcément pour des raisons évidentes : Indiana Jones et le Temple Maudit, Rambo II, Halloween 2, Mad Max 2, et donc Uncharted 2 et Metal Gear Solid 2.

On peut accoucher d’une suite de différentes façons et avec différentes intentions, toutes compatibles entre elles. Par exemple :

  • Reproduire une formule à succès en tapant plus fort (plus d’idées, d’action, de violence…) ;
  • Faire évoluer le ou les personnages principaux ;
  • Développer l’univers, et ainsi introduire de nouvelles données, personnages et règles.

Avec autant de possibilités, je trouve très important de ne pas s’éparpiller.

Puissance 2

Une fois Max Force publié, je n’envisageais pas de suite à l’aventure. Qu’y avait-il à raconter ? En réalité, plein de trucs, mais je ne m’en rendis compte qu’avec le temps. Contrairement à la « trilogie intérieure », saga familiale autant qu’un hommage-bilan du film d’aventures et d’action, le vrai sujet de Max Force est contenu dans son titre : il s’agit de son héros. Comme pour Indiana Jones, Mad Max, Jason Bourne ou « Die Hard » (expression qualifiant le très dur à cuire John McClane), si le titre de la franchise intègre son héros, c’est sur lui que doit se concentrer l’attention, sur lui et son évolution (voire son absence d’évolution, s’il est un personnage « maudit » comme John Rambo).

Malheureusement, même sans parler de roman d’action, on constate que les franchises gravitant autour de leurs héros font fatalement l’impasse sur leurs formules, déclinées ad nauseam (les Bourne se suivent et se ressemblent malgré un univers facilement déclinable). Fait amusant : à la télévision, quand on tenait un concept en or, c’est sur ses personnages centraux que se recentrait le show au fil des saisons. Cf. pour l’exemple l’indispensable Jack Bauer dans 24 Heures Chrono, les inévitables Mulder et Scully d’X-Files, et plus près de nous environ 40% du casting de l’interminable Walking Dead.

Max Force 2

Not 2 much

Je m’étais déjà rompu à l’exercice du « même mais en différent » avec un autre roman, Guerre Intérieure. Mais la trilogie intérieure est née d’un concept (je renvoie aux notes sur Désordre Intérieur pour en saisir l’intention). Etant donné son titre, la série Max Force devait quant à elle s’articuler autour du héros éponyme, sa nature et son évolution, passées et à venir. Et il y en a pas mal, des choses à dire sur ce bon Max, quand on voit les pistes lancées par le premier, comme par exemple son apprentissage et son rapport avec son père, ses anciennes missions, ou encore la possibilité que d’autres organisations aient tenté d’obtenir leur propre version d’un enfant guerrier.

Le synopsis de Max Force 2 existait depuis longtemps en amont, mais je n’avais pas osé me jeter dans l’aventure avant tôt cette année. A mesure que s’étoffait son contenu, je réalisais vite les multiples parentés de ce nouveau roman avec le cinéma, le comic book et le jeu vidéo. Pourtant, aucun de mes personnages ou rebondissements n’avait été motivé par une envie de copier ce que je connaissais et aimais déjà. C’est même un autre travers fatal que je préférais éviter, conscient des déceptions qu’une telle démarche avait engendrées (cf. Die Hard 4 & 5). De même, il était hors de question de simplement resservir un décalque de Max Force.

Deux, c’est mieux

Il est extrêmement rare (car difficile) de réussir à caser toutes ses idées et envies dans un sequel. Surtout quand Max Force 2 devait se limiter à plus ou moins 200 pages. Mais c’est encore plus dur de faire en sorte que ces idées s’associent harmonieusement, pour constituer un flot cohérent menant à un dénouement précis. Or, Max Force 2 semble changer complètement de rails tous les deux chapitres, baladant à chaque fois le lecteur amené à penser que « ah !, finalement, ça parle de ça… Ah non, de ça… Ah non, en fait ça… » pour comprendre à la fin les tenants et aboutissants de l’ensemble.

Dans l’esprit serial instauré depuis l’opus 1, l’histoire de ce nouveau roman a pour objectif de constamment surprendre. Mais ce n’est pas sans exploiter tout ce qui manquait dans l’original selon moi, et serait susceptible d’apporter un nouvel éclairage sur l’univers de Max. Son association avec son père, sa rencontre avec d’autres variations de lui-même, son « obsolescence programmée » (après tout, il était déjà en pseudo retraite dans le premier), etc. Il y avait aussi son rapport à la technologie (après les aventures exotiques du 1), sa débrouillardise, sa philosophie, et bien sûr, ses ennemis.

Reboot

Pour que tout ceci fonctionne, il était primordial de confronter Max et son paternel à leurs équivalents déformés. Le « casting » de cet opus réserve de très belles et logiques surprises, que je vous laisse le soin de découvrir.

Soyez toutefois prévenus : tout peut arriver et rien n’est sacré. Max Force 2 est une aventure violente et colorée, mais aussi cruelle et injuste. Tous les rebondissements sont possibles, toutes les idées tordues se tiennent. Il faut juste ne pas en abuser et savoir les justifier. Une fois tournée la dernière page, j’espère que vous aurez apprécié la virée. Les possibilités pour l’avenir vous feront peut-être même sourire d’impatience.