Test PS4 : Resident Evil 3 “Le chaînon manquant dans l’horreur”

Resident Evil 3

Resident Evil 3 se passe deux mois après le cauchemar du manoir dans l’Arklay. Jill Valentine souffre de PTSD, a été suspendue de la police, et enquête en sous-marin sur Umbrella. Mais une nuit, la ville part en cacahuètes. Quatre petits jours ont suffi au Covid-19 virus T pour se répandre dans Raccoon City. Jill s’en rend compte trop tard, quand sa rue devient le théâtre d’un bordel digne des films de Romero. Le temps de dire “Némé-“, un malabar emballé de plastique se rue dans son appartement pour tenter de la tuer. La belle lui fausse compagnie, mais découvre qu’elle n’est à l’abri nulle part de ce gros stalker sous cellophane. Pour quitter la ville, Jill s’associe à contre-cœur avec ce qu’il reste de l’UBCS, les troupes d’intervention d’Umbrella, dont fait partie le très cool et sarcastique Carlos…

Des travaux à domicile l’année dernière m’avaient empêché de donner mon avis sur Resident Evil 2. Le remake du troisième opus étant disponible, c’est l’occasion de faire le point sur ce dernier, mais également sur son prédécesseur. Surtout, c’est l’occasion de défendre objectivement le nouveau venu qui, malgré son excellence, suscite beaucoup de négativité. La faute à la comparaison avec le très bon exercice précédent, mais aussi la déception de 80 % des chroniqueurs de n’avoir pas eu ce qui devait, selon eux, être un remake de Resident Evil 3. Qu’on le veuille ou non, cette cuvée 2020 remplace dorénavant l’original de 1999 en tant qu’étape clé dans l’évolution de la saga. Et franchement, ça me va très bien.

Resident Evil 2

Resident Evil 2 : survivre à l’horreur

Quand Resident Evil 2 sortit en janvier 2019, la hype était grande et l’évidence écrasante. C’était le survival horror ultime, la somme des meilleures idées de la saga. RE2 n’inventait rien mais sublimait tout. Il usait brillamment de la vue par-dessus l’épaule instaurée dans RE4. Les armes d’autodéfense étaient reprises de l’excellent remake de RE1. M. X vous traquait maintenant à travers le commissariat tel Némésis. Vous pouviez upgrader vos armes comme dans RE2 classic, et confectionner vos munitions comme dans RE3. Sans parler de la présentation visuelle et sonore, excellente en tous points.

Resident Evil 2

Les développeurs s’autorisaient plus de libertés qu’avec le remake du 1, sans bousculer les souvenirs des vétérans. Dans RE Rebirth (2002), le manoir était le même relifté, avec des portions en plus et quelques énigmes modifiées. Mais Resident Evil 2 allait plus loin. Si le commissariat demeurait fidèle à ce dont se rappelaient les aficionados, son architecture renfermait plus de surprises. Les puzzles étaient moins alambiqués et plus crédibles. Et la suite de l’aventure (les égouts, les quêtes des personnages secondaires, le laboratoire) n’avait rien à voir avec l’original. Le changement arrivait littéralement dans la continuité.

Enfin, RE2 apportait des nouveautés de gameplay subtiles mais bienvenues. Les herbes bleues et rouges pouvaient être mélangées et consommées indépendamment, pour vous octroyer plus de résistance aux coups ou aux poisons. Vous pouviez utiliser vos armes d’auto-défense comme des armes classiques (fort pratique pour se tirer d’affaire). Enfin, les ennemis, zombies en tête, étaient imprévisibles et bien plus résistants. La part de gestion et votre incertitude de survivre n’avaient jamais été aussi grandes. Surtout en mode Hardcore, indispensable pour goûter à Resident Evil tel qu’il devrait être. Après ça, on espérait forcément le même traitement pour la suite.

Resident Evil 2

Attention à ce que vous souhaitez

Le seul raté de Resident Evil  2 sur lequel tout le monde était à peu près d’accord, c’était l’histoire. Le remake de RE2 est un excellent survival horror, mais pas pour son scénario ni l’écriture des personnages. Par rapport à l’original, le nouveau jeu souffrait de ce que j’appelle « le syndrome Man of Steel », en référence au film de 2013 dédié à Superman. Tous les passages obligés étaient intégrés, mais ils donnaient le sentiment d’arriver parce que c’était attendu plus qu’autre chose. Ainsi, dans Resident Evil 2, le chef Irons devenait une enflure sans ambiguïté, la motivation de M. X était réduite à chasser et tuer, la quête de Sherry était complètement révisée, etc. Et ça donnait l’impression d’offrir du changement au nom du changement, et non pour proposer réellement autre chose.

Et les quatre scénarios avaient disparu ! Sur PS1, il était possible de refaire le jeu sous quatre angles relativement différents. Ce n’était plus le cas ici. On aurait pu se contenter de deux scénarios racontant les péripéties de Claire et Léon en parallèle, mais Capcom s’était encore moins foulé. Jouer quatre fois à RE2 2019, c’était suivre quatre fois la même histoire, sans interagir plus d’une fois, en changeant seulement un boss, un itinéraire et quelques cinématiques. Pas grave : un must reste un must, et ce remake mérite sa place au panthéon du survival horror.

Resident Evil 2

« Vrai » remake ou vrai « remake » ?

Malgré le souvenir qu’on en garde, Resident Evil 3 classic était très linéaire. On traversait la ville en mode touriste, harcelé par Némésis, et c’est le résumé le plus fidèle qu’on puisse en faire (on parlera gameplay après). Les obstacles et rencontres n’étaient que cela. On traversait des décors sympas, mais sorti des cinématiques d’intro et de fin, les événements étaient sans conséquence sur la mythologie de Resident Evil. Et les personnages étaient des clichés voués à mourir ou à disparaître à jamais (RIP, Carlos Oliveira).

Même si tous ses choix ne font pas l’unanimité (comme l’intro de Némésis ou le destin de Brad), le RE3 nouveau soigne mieux son écriture. Resident Evil 2 remake taillait dans l’histoire sans contrepartie ? Resident Evil 3 approfondit la sienne, grâce à une vraie relecture des événements. RE2 respectait son modèle iconique, dans son déroulement et dans les plans du commissariat ? Le présent remake ne reprend que des motifs (des rues, une centrale électrique, un garage, etc.) sans aucun décor d’origine. La vacuité du jeu de 1999 autorise RE3 2020 à faire table rase du passé. L’ordre des choses a été chamboulé, mais c’est au bénéfice de l’intrigue et du rythme.

Resident Evil 3

Cette itération est un remake au sens hollywoodien. Ce n’est plus le même jeu et il ne cherche pas à l’être. En traduisant en exemples ciné, on s’attendait à ce que Resident Evil 3 2020 nous refasse Psycho de Gus Van Sant, et on a eu droit à The Thing de John Carpenter. Plutôt que l’original relifté, comme avec le premier, on a eu un tout nouveau bestiau. Et bien que très fan et au fait de la franchise RE, je n’ai jamais été contrarié par le contenu passé à la trappe, ni par le nouveau Némésis. Pourquoi donc ?

L’histoire : un point fort

Un début d’explication se trouve, encore une fois, dans l’histoire. Les choix de gameplay comme de mise en scène se mettent au service de cette dernière. Le récit guide les pas du joueur et n’est pas qu’une excuse pour resservir un jeu déjà connu, que ce soit Resident Evil 3 classic ou même Resident Evil 2 remake.

Resident Evil 3

Par rapport à la version vintage, on a davantage de choses à dire d’une partie de RE3 2020. On passe de « échapper à Raccoon et au Némésis » à « s’échapper avec des survivants, mais Némésis se met en travers du chemin, et les choses dérapent parce que Nicholaï est un enfoiré, et en plus, il y a ce médecin à sauver parce que *spoiler*, alors on va faire un détour, etc. ». Il n’y a pas que des obstacles dans RE3 mais bien des rebondissements, lesquels font non seulement avancer l’intrigue, mais également l’univers.

Un mémo de trois pages suffit à dévoiler les origines du Némésis, mais aussi pour créer un lien astucieux et alléchant avec les épisodes suivants. Un rétro-world bulding pertinent et bien pensé. D’ailleurs, les liens avec RE2 sont bienvenus sans être envahissants, comme lors du passage au commissariat, complètement repensé. Enfin, remplir des objectifs, au lieu de juste survivre, implique généralement davantage le joueur, qui a envie de savoir la suite. Toute la nostalgie du monde ne change rien : j’ai pris plus de plaisir à suivre l’histoire de Jill dans ce Resident Evil 3 que celle de Claire et Léon dans Resident Evil 2 2019.

Resident Evil 3

Quant aux personnages, l’interprétation est de haute volée. Et la mise en scène est plus secouée et inventive que dans RE2, y compris lors de simples conversations. Les survivants de l’UBCS sont plus nuancés et mieux traités, avec une mention spéciale pour Nicholaï. Enfin, Carlos est bien plus charismatique et sympa, grâce à des répliques sarcastiques et pertinentes.

Resident Evil 3 abandonne les choix binaires

Qu’on soit fan ou pas du Resident Evil 3 original (je le suis), le jeu était une belle esbroufe. Il remplaçait le second personnage de Resident Evil 2 par un protagoniste, Carlos, à contrôler occasionnellement. Et l’absence de scénarios supplémentaires était compensée par des décisions à prendre à certains moments, dans l’urgence, changeant le déroulement immédiat du jeu. Il faut dire qu’initialement, RE3 1999 était supposé être un spin-off/pack de missions pour RE2

Resident Evil 3

Mais deux idées bienvenues ne peuvent cacher éternellement la linéarité de l’aventure. Décider d’affronter ou non Némésis, ou visiter le restaurant avant la gazette de Raccoon ne changeait que nos points d’entrée dans une zone, l’ordre de notre passage, ou la teneur de certains dialogues.

C’était toujours ça, mais cela ne changeait rien de significatif. Pour avoir refait plein de fois RE3 classic, ces choix binaires n’ont pas franchement altéré mon ressenti de joueur. Avoir le plaisir d’affronter Nicholaï en hélico (mouais) ou l’entendre se faire plier en deux off screen par Némésis n’a pas éclairé le jeu sous un jour nouveau. Échapper à Raccoon restait l’objectif, battre Némésis une obligation et fuir en hélico avec Carlos la seule issue. C’était tout ce que je retenais vraiment de mon aventure, au final.

Resident Evil 3

“STAAAAAAAAAARS !

Alors oui, il y avait Némésis. Mais malgré le souvenir de stalker infatigable qu’on en a, ce grand dadais n’apparaissait qu’à des moments clés.

Pour qui rêvait d’un croque-mitaine en roue libre, RE2 2019 avait repris et approfondi le concept avec M. X, même s’il avait quand même droit à deux ou trois apparitions scriptées. Mais puisque le rêve s’était enfin réalisé, on finissait par réaliser aussi le problème. Ce type avait souvent tendance à ralentir artificiellement le joueur, l’obligeant à faire de longs détours à travers le commissariat, devenant moins flippant que gonflant à la longue. Et oui, j’ai dit « le commissariat », pas « le jeu entier ». Une fois sorti de là, on ne revoyait plus le bonhomme que pour un ou deux moments totalement scriptés.

Resident Evil 3

Or, dans Resident Evil 3 remake, Némésis est exactement comme son grand frère. Dans la première partie, ses apparitions sont prévues à l’avance, et il fait alors tout pour vous choper. Mais il ne le fait pas très longtemps, et heureusement, car ce serait rapidement casse-c****, le gaillard étant plus fort, plus rapide et mieux équipé. À ceux qui se plaignent que Némésis ne soit plus Némésis, j’ai envie de dire « tant mieux ».

On a déjà eu un hommage au Némésis original avec Resident Evil 2 2019, et il marchait très bien pour deux raisons. 1) Le commissariat était un lieu clos, contrairement aux rues de Raccoon City. Les issues étaient nombreuses, mais le sentiment de claustrophobie, l’impression d’être pris au piège étaient là. 2) M. X savait se faire oublier pour le bien du joueur. Il était grandement absent de la deuxième partie pour que ses dernières apparitions aient plus d’impact.

Dans RE3 1999, Némésis apparaissait trop pour son propre bien. On avait peur de le rencontrer à cause de son allonge absurde et de sa vitesse de dingue, prétextes à épuiser nos réserves dans un survival horror classique et relativement facile sans lui. On s’en souvient avec nostalgie, mais pour de mauvaises raisons. En plus, combat final mis à part, sa forme changeait à peine et son comportement ne variait pas. Plus on avançait, moins on était surpris, et la routine s’installait.

Resident Evil 3

Ça manque ? Et alors ?

Les fans de l’original ont sorti les fourches. Dans RE3 remake, il n’y a pas de beffroi ni de parc à traverser, pas de ver géant à affronter, pas de choix « multiples », pas de Némésis constamment sur nos talons… L’esquive revient avec une maniabilité améliorée, mais pas les armes d’auto-défense. Les plantes bleues n’existent plus, et les énigmes se sont faites la malle. Bref, Resident Evil 3 sent le downgrade plutôt qu’une amélioration de RE2 2019, surtout que la physique des zombies est moins complexe (leurs membres se détachent rarement, et leurs corps n’ont plus de comportement type « ragdoll »). Ça sent même la flemme quand des assets des jeux précédents sont réutilisés, jusqu’à un monstre tiré d’un DLC de Resident Evil 2 !

Resident Evil 3

J’ai bien vu tout ça. Pourtant, je n’ai jamais ressenti de manque ni d’arnaque, alors que je suis un fan, que j’ai payé mon jeu et que j’ai écumé vingt fois chaque épisode. Comment ça se fait ? Je crois que c’est parce qu’un survival horror devrait avant tout vous faire vous sentir vulnérable, en situation de stress, en danger. Or, en mode Hardcore (tout aussi obligatoire qu’avec RE2), RE3 m’a vendu exactement ça. La fenêtre pour utiliser l’esquive est très réduite, ce qui la rend périlleuse à employer. Les zombies de base sont toujours aussi imprévisibles, les munitions partent vite, et chaque nouvel environnement apporte son lot de dangers (l’antre des drain deimos ou encore les égouts sont des passages brefs mais intenses).

Resident Evil 3

Le gameplay abandonne totalement les « puzzles », mais ce n’est pas si flagrant quand on se bat autant pour survivre. Et sur le plan de la diversité et du rythme, Resident Evil 3 2020 est plus intense et plus pur que RE3 1999. On passe à un autre environnement avant d’en avoir marre de là où on se trouve, de combattre le même type d’ennemi, de poursuivre le même objectif… Et ce qui disparaît dans la transition entre ancienne et nouvelle version le fait toujours pour une raison.

Arrête de te plaindre, c’est pour ton bien !

« Pas de beffroi » ? En fait si, mais c’est juste un décor pour un excellent combat de boss, et l’histoire cuvée 2020 s’en passe très bien. « Pas de ver géant ? » C’était le seul boss du jeu hors Némésis (et éventuellement Nicholaï, peuh), sa pertinence était donc discutable. Pas de plantes bleues ? Le jeu trouve brièvement une parade le temps d’un passage. Pas d’armes d’auto-défense ? Si elles existaient, on n’apprendrait pas l’esquive, et on saurait encore moins l’utiliser pour prendre le dessus sur une situation périlleuse (elle est même indispensable face au boss final).

Resident Evil 3

Le comportement « à la M. X » de Némésis ne dure qu’un temps, avant de devenir un boss récurrent, avec attitudes, armes et apparences différentes ? Tant mieux. Dans sa forme initiale, il aurait fini par gaver. Et ses combats sont parmi les plus dynamiques et stratégiques de la série. Bref, Resident Evil 3 2020 est cohérent et maîtrisé de bout en bout, et ce qu’il supprime ou change se justifie. Ces choix enrichissent même le grand canevas de la franchise.

Le chaînon manquant

Juger RE3 comme une mise à jour réussie ou non, c’est un problème de point de vue plus que de logique. Resident Evil 3 est un remake réussi tel qu’on en trouverait au cinéma. C’est un tout nouveau jeu par rapport à son modèle. C’est osé, quand RE3 2020 avait plusieurs défis à surmonter : être à la hauteur du remake de 2019, satisfaire les attentes des fans, se montrer digne et respectueux du jeu original, mais aussi tirer profit de l’évolution de la série autant que l’avait fait Resident Evil 2 remake. On voulait le même que l’année dernière en mieux, on a eu autre chose et on est déçus. Mais en fait, c’est tout aussi bien.

Resident Evil 3

Car Resident Evil 3 remake s’insère admirablement dans la chronologie de la série. Il se situe à cheval entre le survival horror traditionnel des opus antérieurs, et l’action nerveuse des épisodes suivants. Le jeu ressemble à RE2 2019, mais emprunte la voie de RE4. En considérant les remakes comme les vrais opus canoniques, l’évolution historique de la franchise, de ses mécaniques et de son mode de représentation, est désormais plus fluide. On part du survival horror « classique » avec RE0 et REbirth (le remake du 1), pour basculer progressivement dans l’action « bigger and louder » avec RE4, 5 et 6. Entre les deux, il y a maintenant Resident Evil 2 remake, versant plus dans le survival horror, et RE3, penchant davantage vers l’action.

Dans cette nouvelle chronologie, beaucoup d’éléments reprochés à Resident Evil 3 s’avèrent en fait précurseurs de RE4 : la disparition des armes d’auto-défense, celle de l’herbe bleue (jusqu’à l’apparition d’une nouvelle herbe jaune dans le quatre), les énigmes presque absentes, la machine à écrire n’ayant plus besoin de rubans encreurs, les zombies NE-alpha (brouillon des ganados), les combats de boss inventifs et stratégiques, la timide inclusion de quelques QTE (mouais), et même un passage en mode « siège » rappelant, ou plutôt préfigurant ceux qui suivront dans la série. Vu comme ça, c’est incroyable que les développeurs soient parvenus à conserver une telle fidélité envers RE3, finalement.

Resident Evil 3

Trop court ? Ça dépend…

RE3 regroupe dans un pack alléchant des atouts de RE2 et RE4, en proposant sa propre expérience via l’esquive et le Némésis. Beau à se damner, bien écrit et rythmé en diable, il en ressort hélas bien trop court pour beaucoup de monde. Mais c’est une curieuse illusion. Mon premier run en Hadrcore m’a collé des sueurs froides, imposé un pas lent et valu pas mal de morts, pour un total de 8 h 30 environ, ce qui est honnête. Mais surtout, j’ai déjà refait le jeu plus d’une demi-douzaine de fois, avec un plaisir jamais diminué.

Oui, la campagne est linéaire et dénuée de choix à faire, mais la rejouabilité est bien là. On ne maîtrise pas l’esquive comme ça (pas moi, en tout cas), et c’est un plaisir de rejouer pour s’améliorer, en tentant de mieux s’en sortir, de faire payer au Némésis et de remporter moult défis. Car plus vous en faites, plus vous gagnez des points que vous pouvez dépenser dans une boutique. Les items et costumes que vous achetez sont ensuite débloqués dans la campagne. Et quelques sacoches ou un boost d’endurance ne sont pas de trop dans les nouveaux modes de difficulté disponibles.

Resident Evil 3

Alors oui, en 2020, le mini-jeu Mercenaries s’est envolé (remplacé par le très dispensable RE : Resistance, que personne ne voulait). Mais refaire la campagne en Cauchemar ou Enfer constitue un excellent remplacement. Surtout que vous pouvez varier les plaisirs, en choisissant de vous équiper ou non d’armes et bonus acquis à la sueur de votre front.

Indépendamment du jeu multi anecdotique fourni avec, Resident Evil 3 est tout à fait durable grâce à ses défis à remporter et ses goodies à gagner. Avant que je ne m’en rende compte, j’en étais déjà à trente heures de jeu (!), et personnellement, j’en redemande. Par fierté, j’ai décidé que j’allais essayer de vaincre la dernière transformation de Némésis en mode Enfer sans utiliser de soins. Quand y en a plus, y en a encore…

Resident Evil 3

Resident Evil 3, en bref

Objectivement, RE3 est un survival horror musclé et efficace, et c’est un remake véritablement réussi. C’est valable non seulement dans sa réinvention du jeu de 1999, mais aussi dans sa façon de compléter et étoffer le lore de la franchise. Bien sûr, il faut faire fi de ses attentes perso, voir ce que le jeu accomplit vraiment, et comprendre à quel point il le fait bien.

Et habituez-vous à être déçu. Selon les dernières nouvelles, cela fait trois ans que le studio responsable du présent remake travaillerait sur la réactualisation de RE4. Si Resident Evil 3 était un brouillon, RE4 remake risque d’être encore plus clivant. Il pourrait prendre plus de libertés dans sa révision, dénaturant et raccourcissant le jeu d’origine. Mais il pourrait aussi mieux intégrer dans la saga cette aventure jusqu’ici à part. Plus d’horreur, de sérieux et de Wesker au pays des Plagas ? Moi, je ne demande que ça. Mais même si j’ai tort, si le jeu est réussi, il aura les louanges qu’il mérite.

LES + :

  • Aussi beau voire plus que RE2 remake.
  • Un survival horror dans l’âme, à condition de jouer en Hardcore (mais les joueurs le savent après RE2).
  • L’histoire et les personnages sont étoffés. Ils ont désormais plus de poids dans la mythologie de la franchise.
  • Némésis ne nous harcèle plus, mais en contre-partie, il est devenu un sacré boss.
  • On a dorénavant un opus faisant vraiment le pont entre les anciens jeux et le déferlement d’action des derniers.
  • RE4 remake est le prochain sur la liste. J’en voulais pas (l’original tient toujours la distance), mais après ça, la curiosité me ronge…

LES – :

  • Pour moi, ça n’en est pas tellement. Mais on va résumer tout ce qui manque à l’ensemble de la communauté des joueurs : une meilleure technique (baisse de framerate sur la distance, physique des zombies moins poussée), le ver géant, le beffroi et le parc, le mode Mercenaries, les armes d’auto-défense, plus d’énigmes, plus de monstres, un pot-de-vin de Capcom (pourquoi pas ?).
  • Je ne sais pas si Resistance est offert avec le jeu ou si c’est l’inverse. Mais l’inclusion de ce multi bancal a indéniablement impacté la réception de RE3 remake.
  • C’est un détail, mais pour moi, c’est un vrai downgrade : cherchez un accès à des toilettes publiques. Vous verrez qu’il n’y en a nulle part dans Raccoon City ! Bizarre…
  • RE4 arrive ?! Attendez ! Il est où, Code Veronica remake, bande de #%£$µ ?!

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